Carlos Ghosn : la justice française émet un mandat d’arrêt international contre l’ancien patron de Renault

La justice française vient d’émettre un mandat d’arrêt international contre Carlos Ghosn. L’ancien patron de l’alliance Renault Nissan (RNBV) est accusé d’abus de biens sociaux et de blanchiment.

La fuite de Carlos Ghosn dans une malle géante

En 2018, Carlos Ghosn qui était alors le PDG de Renault Nissan a été accusé de malversations financières. Le magnat de l’automobile a donc séjourné en prison au Japon pendant 130 jours. Puis, en versant une caution de 12 millions d’euros, il a obtenu l’assignation à résidence. C’est à ce moment-là que l’homme d’affaires a fui le pays du soleil levant. Une aventure rocambolesque fortement médiatisée stipulant qu’il aurait quitté le Japon, caché dans une malle géante dans un jet privé turc.

Depuis, le Franco-Libano-Brésilien vit à Beyrouth et n’a donc pas fait face à la justice japonaise. Et maintenant, il semblerait que la justice française soit sur le point de rattraper l’ancien patron de Renault et Nissan.

Le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) a déclaré ce vendredi 22 avril avoir délivré un mandat d’arrêt international contre Carlos Ghosn pour abus de biens sociaux et blanchiment. Le parquet a ouvert une enquête concernant les 5 millions d’euros de paiements considérés comme suspects entre RNBV et un distributeur du constructeur automobile français à Oman, Suhail Bahwan Automobiles (SBA).

Mais ce mandat d’arrêt ne le vise pas uniquement. Au total, le juge d’instruction de Nanterre a délivré cinq mandats d’arrêt internationaux contre « les propriétaires actuels ou ex-dirigeants de la société omanaise SBA ».

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Quelles conséquences pour l’homme d’affaires ?

Ainsi, si le mandat d’arrêt est exécuté, Carlos Ghosn sera directement présenté à un juge d’instruction de Nanterre. Ce dernier lui notifiera alors sa mise en examen. L’un de ses avocats, Jean Tamalet a réagi à cette nouvelle en déclarant à l’AFP : « Il ne s’agit pas d’un mandat d’arrêt émis par la France. Mais par le tribunal de Nanterre lors d’une instruction en cours. Plus précisément par le parquet de Nanterre. »

Puis, jugeant ce mandat « très surprenant », il a ajouté que « le juge d’instruction et le procureur de Nanterre savent parfaitement que Carlos Ghosn, qui a toujours coopéré avec la justice, fait l’objet d’une interdiction judiciaire de quitter le territoire libanais ».

Et pour cause, l’ancien patron de Renault déjà visé par un mandat d’arrêt d’Interpol a interdiction de quitter le Liban. Les magistrats de Nanterre ont déjà auditionné deux témoins à Beyrouth ainsi que Carlos Ghosn pendant 5 jours.

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