Droits humains : bilan décevant pour Amnesty International

Fruit d’une enquête minutieuse sur 154 pays, le rapport d’Amnesty international annonce une aggravation généralisée des inégalités dans le monde.

Une décontruction des « belles promesses » à l’échelle mondiale

En dépit des promesses des « pays riches » et des « grandes entreprises », la situation des droits humains se serait aggravée dans le monde. Au regard de la pandémie, le rapport revient sur des résolutions annoncées par les États. Baisse des inégalités, actions pour l’environnement, surveillance des agissements des entreprises… Autant de belles déclarations censées garantir une sortie de la crise sanitaire positive, le tout sur fond de solidarité. Résultat : l’observateur des droits humains constate que le contexte de pandémie a au contraire servi « d’incubateur à davantage d’inégalités et d’instabilité ».

Au terme d’une observation état par état, Amnesty International a relevé l’impact majeur de la crise sanitaire sur les pays dits à faibles revenus ainsi que les populations marginalisées. Des inégalités qu’elle place sur le compte d’un choix de priorités nationales et non pas globale. Le rapport ajoute à cela l’escalade de conflits dans le monde notamment la guer.re en Ukraine, comme significatif d’un « échec de la communauté internationale ». 

Aussi sur Mediavenir

Carlos Ghosn : la justice française émet un mandat d’arrêt international contre l’ancien patron de Renault

La France « très loin de l’exemplarité qu’on pourrait attendre d’elle »

La France ne se distingue pas en positif au terme de ce rapport. Loi de sécurité globale, violences policières, accueil des migrants… Le chapitre consacré à la France évoque une « mise à mal » de la devise française. Le rapport revient notamment sur la mise en danger des « libertés fondamentales » avec plusieurs propositions de lois controversées en 2021.

À lire aussi

COVID-19 : À Beijing, une manifestation étudiante contre le confinement

À Beijing, des étudiants manifestent contre le confinement

À l’inverse, il pointe également un phénomène d’apathie face aux discriminations et aux inégalités. Il est notamment question du traitement révoltant des migrants à Calais, mais aussi des contrôles d’identité discriminatoires. Un manque de régularisation pour ces situation, qui s’ajoute au manque d’inclusion de certains groupes marginalisés. Ces faiblesses donnent lieu à un bilan des droits humains très mitigé pour la France. 

COVID-19 : 15 millions de morts liés à la pandémie selon l'OMS