Réseaux sociaux : la fin de l’anonymat en ligne ?

Dans un entretien Emmanuel Macron, a évoqué le sujet des réseaux sociaux, se prononçant contre l’anonymat en ligne mais aussi contre le « monopole » américain des plateformes numériques. 

Le continuel débat sur l’anonymat

« Sur les réseaux sociaux, on peut tu.er des réputations, propager des fausses nouvelles, pousser des gens au sui.cide ». Dans un entretien publié par Le Point le 12 avril, Emmanuel Macron s’est prononcé sur l’enjeu des réseaux sociaux. Le président sortant en condamne l’anonymat, qu’il compare à « se promener encagoulé dans la rue ». Soulevant les problèmes de la haine en ligne et de la désinformation, il justifie son propos. « Sur Internet, les gens s’autorisent, car ils sont encagoulés derrière un pseudo, à dire les pires abjections ». 

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Il rejoint sur ce point Jean Castex qui en 2020 avait développé le sujet à la suite de l’affaire de Samuel Paty. Le premier ministre  avait comparé les réseaux sociaux au « régime de Vichy ». « Personne ne sait qui c’est ! » avait-il conclu. Pourtant à la même occasion, l’ancien secrétaire d’État à la Transition numérique Cédric O s’était porté en faux. « La question de ‘l’anonymat’ en ligne est un très mauvais combat » avait-il écrit dans un article sur son blog. Il est à noter qu’actuellement, l’anonymat total n’existe pas sur les réseaux sociaux. En cas d’enquête, il est toujours possible de retracer une personne en contactant les opérateurs de son compte.

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Un « démantèlement » des réseaux sociaux ?

« Dans une société démocratique, il ne devrait pas y avoir d’anonymat » a affirmé Emmanuel Macron. Il précise que l’omniprésence et le monopole des réseaux sociaux « dessine » une société qui « n’est pas toujours démocratique ». « Quand on lit ce que pense Mark Zuckerberg […] ou Elon Musk, qui est devenu actionnaire de Twitter et qui est libertarien, on se rend compte qu’ils ont aussi une vision du monde ». Le président a ainsi déploré le monopole de ces géants américains, comme Meta (Facebook, Instagram, Whatsapp).

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Pour lui, il ne faut « pas hésiter à envisager le démantèlement de ceux qui sont en situation de monopole ». Soulignant le manque de réseau social européen majeur, il envisage une recomposition du numérique. Il s’agit selon lui « d’assurer notre souveraineté dans le domaine des plateformes, des applications mobiles, des métayers, du cloud [et] de la cyber sécurité ». Toutefois, le candidat à l’élection admet qu’un tel projet « nous prendra dix ans ». Même si le président sortant est réélu, cela ne pourrait se constituer sous son mandat. 

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