Que contient l’accord conclu entre les Insoumis et EELV pour les législatives ?

C’est à l’occasion de la fête du Travail que les partis LFI et EELV ont finalement conclu un accord. Les deux partis ont décider d’aligner leurs programmes pour permettre une « Nouvelle union populaire écologique et sociale »

Un « accord historique »

Dans un « accord historique » signé dans la nuit du 1er mai, les partis LFI (La France Insoumise) et EELV (Europe Écologie Les Verts) ont accepté de se réunir sous une bannière commune. Cela conclu deux semaines de négociations tendues entre les deux partis. Ils sont désormais unifiés sous la « Nouvelle union populaire écologique et sociale ». Malgré la réticence exprimée de l’ex-candidat à la présidentielle Yannick Jadot, les discussions s’étaient poursuivies entre les deux partis. Avec pour objectif la constitution d’une Union populaire, le Conseil Fédéral d’EELV a confirmé la validation de cet accord. Le vote sur la question s’est soldé par 84 voix pour cet accord, 10 contre et 1 voix manquante. Mais quelles ont été les conditions négociées dans le cadre de cet accord ? 

Ce seront 100 circonscriptions qui seront réservées aux candidats EELV, pour lesquelles LFI ne présentera donc pas de concurrent. Ont déjà notamment été confirmées les candidatures de Julien Bayou et Sandrine Rousseau pour les 5ème et 9ème circonscriptions d’Île-de-France. Le communiqué d’EELV, invite également les Français à « mettre en place un large rassemblement s’appuyant sur la dynamique de la campagne présidentielle de l’Union populaire ». Cette dynamique permettrait une majorité à l’Assemblée et d’impulser Jean-Luc Mélenchon au poste de Premier ministre. 

Un effort d’alignement des programmes 

De fait, l’objectif de cette coalition est, comme le précise le communiqué « [d’]empêcher Emmanuel Macron de poursuivre sa politique injuste et brutale et battre l’extrême-droite ». À ce titre, les points de convergence entre EELV et LFI ont abouti à des objectifs sociaux et écologiques communs. Propositions entendues donc sur une hausse du SMIC à 1400 euros, la retraite à 60 ans, le blocage des prix pour les produits de première nécessité. Se disant « favorable à l’instauration d’une 6ème République », le texte envisage également la mise en place du référendum d’initiative citoyenne. Quant à la question de l’urgence climatique, l’union populaire envisage l’organisation d’une « véritable planification écologique ».

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Concernant l’Europe, les partis ont conclu qu’il n’y aurait pas de « sortie de l’Union, ni sa désagrégation, ni la fin de la monnaie unique ». Ils précisent toutefois que l’Union populaire serait « prête à désobéir à certaines règles européennes ». En effet, elle considère que « le cours néolibéral et productiviste » actuel est en décalage avec « l’urgence écologique et sociale ». Malgré la formation de ce terrain d’entente, il a également été précisé que les deux partis continuent de « travailler [leurs] convergences », notamment sur la question internationale. Sans compter les nombreuses discussions organisées avec les Partis socialiste et communiste pour aboutir à une véritable Union populaire.

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