Valérie Pécresse ne prendrait pas Emmanuel Macron comme ministre

En déplacement de campagne à la Grande Motte (Hérault) la candidate LR s’est exprimée sur l’éventualité de prendre Emmanuel Macron comme ministre si elle venait à être élue. La réponse est claire.

« Son bilan, c’est son boulet »

« Moi présidente de la République, je ne le prendrai pas comme ministre » a déclaré Valérie Pécresse aujourd’hui en déplacement à la Grande Motte dans l’Hérault. Il s’agit d’une réponse à une déclaration faite jeudi par Emmanuel Macron. Lors de la présentation de son programme, le président sortant avait évoqué la possibilité de prendre la candidate LR comme ministre dans son gouvernement. Selon lui, il est important de « rassembler tous les responsables politiques sincères qui partagent ce projet qu’ils viennent de droite ou de gauche ».

En réponse, Valérie Pécresse a fait comprendre que justement elle ne le partageait pas. La candidate LR s’est lancée dans une énumération de chaque ministère pour exprimer sa vision de l’incompétence du président. Elle a justifié sa position en évoquant toutes les faiblesses qu’elle a retenues du mandat d’Emmanuel Macron. Hausse des violences, immigration, « abandon du nucléaire », dette… « Son bilan, c’est son boulet », a-t-elle conclu sur Twitter.

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Une critique vive du programme du candidat

Valérie Pécresse avait déjà exprimé son désaccord à l’égard du président sortant à la suite de sa conférence de presse ce jeudi. Lors d’un meeting à Nîmes, la candidate LR avait alors qualifié le programme du présidant-candidat de « projet du déni et de (…) contrefaçon ». Sa critique principale : les similitudes avec son propre programme qu’elle a pointé une à une. De l’âge légal de retraite à la réforme sur le RSA, Emmanuel Macron s’était en effet aligné sur plusieurs points avec son adversaire à la présidentielle. « Qui dit contrefaçon dit mauvaise copie (…) préférez toujours l’original », avait insisté Valérie Pécresse.

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Les promesses de « Macron candidat » sont pour la candidate en opposition avec décisions de « Macron président ». Selon elle, il s’agit d’un rétropédalage calqué sur le programme des Républicains qu’elle défend. Le résultat selon la candidate : ces « 1000 milliards de dettes » et « l’abandon du nucléaire » qu’elle a rappelé lors de son déplacement à la Grande Motte. Un bilan qu’elle affirme pouvoir rattraper avec « un programme courageux de réforme » dans la continuité de son discours sur son « courage de faire ».