Arnaques financières en hausse chez les jeunes, 35% des 18-24 ans reconnaissent avoir été piégés

Par Frederic Becquemin

Chez les 18-24 ans, 35 % disent avoir perdu de l’argent après arnaques. Une vidéo, lien anodin, et vous tombez dans des pièges en ligne nourris par des contenus financiers trompeurs.

Les escrocs adoptent les codes des influenceurs, ciblent les jeunes sur Instagram, TikTok ou Snapchat avec des promesses de trading miracle et de crypto facile. Derrière ces discours, une fraude aux investissements rôde, pendant que la protection des épargnants peine à suivre, laissant des comptes vidés, sans recours, sans interlocuteur, sans explication face aux pertes.

Comment les escrocs ciblent les moins de 35 ans sur les réseaux sociaux

Pour les 18‑24 ans, les réseaux sociaux sont devenus un terrain de chasse pour les escrocs, comme le souligne le Baromètre de l’éducation financière SPAK x OpinionWay : 35 % d’entre eux disent avoir déjà été piégés, contre 26 % pour l’ensemble des français.

Les approches se perfectionnent, avec des messages privés qui semblent provenir d’amis, de banques ou de services clients connus. Derrière cette façade rassurante, les escrocs combinent techniques d’hameçonnage, profils se présentant comme de prétendus faux conseillers bancaires, vidéos sponsorisées douteuses diffusées en boucle et recours aux bots pour multiplier les faux commentaires.

Les jeunes adultes sont surexposés à des messages financiers séduisants, alors même que 6 français sur 10 déclarent manquer de bases pour prendre des décisions sereines.

Anne-Claire Bennevault, fondatrice de SPAK

Finfluence et promesses de gains rapides : un modèle qui montre ses limites

Le phénomène de « finfluence » pousse une partie des moins de 35 ans vers des placements risqués mis en scène sur TikTok, Instagram ou YouTube par des profils qui se présentent comme des exemples de réussite éclair. Dans ce décor très léché, certaines vidéos relèvent de promotions déguisées, où le ton amical masque des partenariats commerciaux rarement assumés.

Les autorités de contrôle, comme l’AMF ou la DGCCRF, rappellent que ces contenus promotionnels peuvent orienter vers des plateformes très spéculatives, parfois non autorisées en France. Derrière certains comptes se cachent des conflits d’intérêts flagrants, renforcés par une quasi totale absence de vérification des chiffres mis en avant.

  • Revenus mis en scène sans indiquer les pertes subies ou les impôts à payer.
  • Captures d’écran de gains isolés, présentés comme représentatifs de la « méthode » proposée.
  • Promesses de coaching personnalisé alors que le même message automatisé est envoyé à des centaines de jeunes.

Ce que change l’accord éditorial entre SPAK et Loopsider pour le public

Conclu à Paris le 8 janvier 2026, l’accord éditorial entre SPAK et Loopsider répond à la poussée des contenus financiers trompeurs qui ciblent les 18‑24 ans sur TikTok, Instagram ou Snapchat. Le média vidéo s’allie ainsi à la start‑up d’éducation financière pour structurer ce partenariat durable autour d’une vérification journalistique systématique.

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Grâce à ce partenariat, les contenus seront diffusés sur les mêmes plateformes que les influenceurs financiers, mais avec une autre promesse : expliquer mécaniques, risques et arnaques sans jargon inutile. Les messages prendront la forme de formats vidéo courts pensés pour capter l’attention, tout en respectant un cadre éditorial responsable qui distingue clairement pédagogie, témoignages de jeunes et interventions de marques partenaires.

Repères pour s’informer sans se faire manipuler

Les résultats du Baromètre SPAK x OpinionWay montrent qu’en 2025, 26 % des français et 35 % des 18‑24 ans ont été confrontés à une arnaque financière, signe d’un décalage entre l’offre de placements et les connaissances financières. Avant d’engager le moindre euro, vérifier l’identité de l’interlocuteur, croiser plusieurs sources fiables en ligne et repérer les promesses de rendement irréalistes devient un réflexe salutaire pour ce jeune public très exposé.

Les plateformes sociales commencent à coopérer davantage avec les autorités, mais la responsabilité de tri reste largement sur les épaules des internautes. Dans ce cadre, utiliser les dispositifs de signalements AMF DGCCRF et suivre une éducation financière pratique via SPAK ou Loopsider aide à repérer plus tôt les schémas frauduleux.

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