À l’arrivée en maison d’arrêt, l’Atigip et l’Afpa installent un rendez-vous qui tranche avec le réflexe d’attente. La promesse: une insertion professionnelle en détention amorcée dès le premier accueil.
Testé 18 mois, le protocole totalise 10 000 entretiens dans 24 établissements, avant une généralisation à 117 sites, selon un référentiel commun déjà éprouvé. Cet entretien socio-professionnel d’une heure débouche sur une synthèse rapide, partagée avec les équipes, pour guider le suivi, la formation et la préparation à la sortie.
À quoi sert l’entretien d’une heure à l’entrée en détention ?
À l’arrivée en détention, un conseiller mandaté par l’Atigip avec l’Afpa mène un entretien d’environ une heure. L’échange pose un cadre clair, recueille les informations utiles et prépare l’orientation vers le travail ou la formation.
Il reconstitue le parcours scolaire et professionnel, puis procède à une évaluation des compétences mobilisables. Le conseiller organise le repérage des freins et formalise des projets d’emploi en sortie pour guider les actions pendant la peine.
Essai et validation : 10 000 entretiens, des effets mesurables
La phase d’essai a permis de conduire 10 000 entretiens, base d’analyse partagée entre l’Atigip et l’Afpa. Ces données d’expérimentation ont servi à vérifier la cohérence des diagnostics et la rapidité des orientations proposées concrètement.
Le protocole a été construit avec des psychologues de l’orientation et testé avec les équipes en détention. Il reprend la méthodologie de l’INETOP-CNAM, favorise la confiance des établissements pénitentiaires et s’appuie sur les synthèses et préconisations de l’Afpa pour décider des suites.
Une mise en œuvre méthodique portée par l’Afpa
Pour passer à l’échelle, l’Afpa structure l’organisation des équipes et les modalités d’intervention en établissement. La montée en compétence se fait avant les premières missions, avec un calendrier coordonné avec l’administration pénitentiaire dès le départ.
Chaque nouveau site démarre par un cadrage commun et des mises en situation encadrées. Le dispositif inclut la formation des intervenants, des outils pédagogiques dédiés et un suivi qualité continu pour ajuster la conduite des entretiens.
Les vagues de généralisation et les 117 maisons d’arrêt ciblées
La généralisation vise 117 maisons d’arrêt et quartiers maison d’arrêt, en priorisant les lieux où l’entrée en détention est la plus dynamique. Le calendrier repose sur des séries successives pour sécuriser les effectifs, l’accès aux locaux et la coordination.
L’Atigip et l’Afpa prévoient une montée en charge graduée, ajustée selon les retours des sites. Cette logique de déploiement national progressif s’articule en vagues de généralisation pour couvrir les maisons d’arrêt métropolitaines, dans le cadre d’une convention ministérielle avec la DGEFP.