Changer de cap sans démissionner devient une option réelle pour des milliers de salariés. Un nouveau dispositif ouvre la voie à des transitions professionnelles plus souples, négociées avec l’employeur et encadrées par la loi.
Pour les salariés qui souhaitent évoluer vers un autre métier ou se former à une nouvelle compétence, ce mécanisme organise le temps, la rémunération et la relation contractuelle. La période de reconversion s’inscrit dans une logique de reconversion professionnelle sécurisée, avec une mobilité interne encadrée et un changement de métier accompagné par l’entreprise et ses partenaires, afin de limiter les ruptures brutales de parcours
Une nouvelle étape pour sécuriser les transitions professionnelles
Annoncée par le ministère du Travail, la période de reconversion crée un cadre commun pour changer de métier sans rompre immédiatement son contrat. Ce dispositif complète les outils existants de formation et de mobilité interne afin d’offrir un temps dédié à la construction d’un nouveau projet professionnel solide.
Pensée comme un sas sécurisé, cette période combine formation, immersion et accompagnement personnalisé. Elle renforce la sécurisation des parcours en favorisant des transitions professionnelles préparées, donne accès à de nouveaux outils de mobilité internes ou externes et facilite l’adaptation au marché du travail pour les salariés comme pour les employeurs sur le territoire.
Qui peut accéder à la période de reconversion et dans quel cadre
Pour entrer en période de reconversion, le salarié doit obtenir l’accord de son employeur et formaliser un projet précisant le métier visé et les modalités de formation. Ce cadre concerne notamment les salariés en CDI mais aussi les salariés en CDD, lorsque la durée du contrat permet un parcours de reconversion qualifiante.
Les partenaires sociaux peuvent, par accord de branche ou d’entreprise, préciser les priorités et les publics visés. Les conditions d’accès au dispositif sont examinées au cas par cas, et le rôle des opérateurs de compétences consiste à aider les employeurs à financer les formations et à structurer les parcours.
« La période de reconversion offre un droit supplémentaire pour préparer un changement de métier sans perdre la protection du contrat de travail. »
Ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion
Conséquences concrètes pour les salariés et les entreprises
Pour les salariés qui s’interrogent sur leur avenir professionnel, la période de reconversion crée un sas pour tester un nouveau métier tout en restant dans la même structure. Elle favorise le maintien dans l’emploi, puisque le contrat et la rémunération sont conservés durant la formation, tout en limitant les risques liés au changement.
Pour les employeurs, cette période devient un levier de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Elle soutient l’acquisition de nouvelles compétences sur des postes en tension, aide à ajuster l’organisation du travail et répond aux besoins des entreprises qui souhaitent faire évoluer leurs équipes sans multiplier les recrutements externes sur le long terme et localement.
Source : travail-emploi.gouv.fr