Avec 350 000 euros, le Fact veut aider les PME à prévenir l’usure professionnelle

Par Frederic Becquemin

L’Anact remet 350 000 euros sur la table pour soutenir les entreprises de moins de 300 salariés face à l’usure professionnelle. Le Fonds pour l’amélioration des conditions de travail vise des projets capables d’agir avant que les alertes ne deviennent des ruptures.

Les candidatures devront dépasser le simple diagnostic pour relier santé, compétences et organisation du travail. L’enjeu touche le maintien en emploi, mais aussi la construction de parcours professionnels durables, quand l’âge, les gestes répétitifs ou les contraintes finissent par fermer les portes.

Un appel à projets ouvert jusqu’au 18 septembre 2026

Publié à Lyon le 28 avril 2026, l’appel à projets du Fact, porté par l’Anact, vise à financer des initiatives contre l’usure professionnelle. Les candidats ont jusqu’au 18 septembre 2026, date limite de candidature, pour déposer leur dossier.

Le fonds met 350 000 € à disposition pour accompagner des projets ancrés dans le travail réel. Cette enveloppe financière s’adresse aux PME, associations et entreprises de moins de 300 salariés, ainsi qu’aux branches professionnelles engagées avec des acteurs d’appui.

Santé au travail et parcours professionnels au cœur des dossiers attendus

Les dossiers attendus devront dépasser le simple constat des difficultés rencontrées sur les postes. Ils devront relier la santé au travail aux trajectoires professionnelles, avec une lecture fine des contraintes physiques, mentales et organisationnelles.

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L’Anact attend des démarches construites avec les salariés, les encadrants et les représentants du personnel. Cela suppose d’articuler les compétences des salariés, les politiques RH et l’évolution du travail, par exemple lors d’une réorganisation, d’un changement d’outil ou d’une transformation des métiers.

Pourquoi les PME sont particulièrement ciblées par le dispositif

Les petites structures disposent de marges plus réduites face aux absences longues ou aux départs de personnes expérimentées. Quand les tensions sur les compétences s’installent, une équipe peut vite perdre en qualité de service ou en capacité de production.

Le Fact cible donc les PME et associations de moins de 300 salariés, là où chaque poste pèse fortement sur l’activité. Le vieillissement de la population active et l’absentéisme en entreprise invitent à agir plus tôt, avant que l’usure ne ferme des perspectives professionnelles.

Des démarches concrètes pour maintenir les salariés en emploi

Les projets soutenus devront partir des situations vécues sur le terrain, au plus près des métiers. Ils pourront interroger l’organisation du travail, l’aménagement des postes ou la prévention des risques, afin de réduire les contraintes qui fragilisent les parcours.

Le Fact cherche des expérimentations utiles au-delà d’une seule entreprise, avec l’appui possible des partenaires sociaux, des Opco, des services de prévention et de santé au travail ou des 16 agences régionales de l’Anact. L’objectif reste de limiter la désinsertion professionnelle grâce à des actions transférables.

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