Le 7 janvier 2026 s’annonce comme une date charnière pour les accompagnants d’élèves handicapés, engagés auprès d’enfants aux besoins spécifiques. Alors, l’examen au Sénat sur leur intégration dans la FPE concentrera l’attention.
Après des années de contrats précaires, d’horaires morcelés et de perspectives limitées, la proposition de loi ouvre une brèche dans la manière dont l’État reconnaît ces professionnels de l’accompagnement scolaire. Statut des AESH arrimé à une école inclusive se dessine.
Ce que prévoit l’article 1 pour le statut des AESH
Le 7 janvier 2026, le Sénat doit examiner une proposition de loi qui revoit en profondeur le statut des accompagnants d’élèves en situation de handicap. L’article 1 du texte pose les bases d’un corps pérenne, rattaché à la fonction publique de l’État.
Les AESH verraient leur statut harmonisé à l’échelle nationale, avec un ancrage clair dans les équipes pédagogiques. Une définition légale des obligations de service, une inscription en catégorie B de la fonction publique et un dispositif de validation des acquis structureraient cette évolution.
Missions, temps de travail et rémunération : vers un cadre clarifié
Pour les AESH, la question des horaires reste au cœur des attentes, car beaucoup cumulent plusieurs contrats fractionnés. La proposition de loi veut clarifier les missions sur le temps de classe, mais aussi sur le temps périscolaire ou durant la pause méridienne, afin de reconnaître chaque moment d’accompagnement.
Une harmonisation nationale des quotités de travail permettrait de réduire les temps partiels subis et les allers‑retours entre établissements. La loi préciserait aussi la prise en compte de l’accompagnement en internat scolaire dans la rémunération temps plein, pour que les heures effectuées correspondent réellement au salaire versé.
Formation, concours et VAE, quelles modalités d’intégration ?
Pour entrer dans ce nouveau corps, la proposition de loi prévoit la création d’un concours national dédié aux AESH. Les lauréats bénéficieraient d’une formation initiale plus poussée que les dispositifs actuels, incluant des stages sur le terrain et un accompagnement par des équipes pluridisciplinaires.
Les accompagnants déjà en fonction au moment de la réforme ne seraient pas oubliés. Un parcours de VAE adapté à leurs années d’expérience ouvrirait l’accès au même corps, avec une affectation académique stabilisée à l’échelle du rectorat plutôt que de l’établissement.
Effets attendus pour les établissements et les collectivités locales
Pour les écoles et collèges, la création d’un corps d’AESH d’État limiterait le turn‑over et rendrait les équipes plus lisibles pour les familles. Une présence stabilisée favorise aussi la coordination avec les enseignants, les directeurs d’établissement et les services médico‑sociaux.
Les collectivités territoriales resteraient responsables des bâtiments, mais avec de nouvelles obligations lors des constructions ou rénovations d’écoles. Une délibération des collectivités serait requise pour prévoir un espace dédié aux dispositifs d’inclusion et garantir l’accessibilité des locaux utilisée par les élèves accompagnés et les professionnels AESH.
Reconnaître un statut et surtout des compétences auprès d’élèves en situation de handicap et de leurs familles ne ferait que renforcer le lien éducatif dans cette mission
Tout à fait d’accord, notre métier n’existe pas aux yeux de la loi et pourtant nous travaillons chaque jour auprès des enfants en situation de handicap, le salaire également est à revoir parce que toucher 995,95 euros par mois ne valorise pas la nouvelle génération à s’investir dans ce métier
être renumeree sur un temps plein,le minimum vital,je suis en collège,et les enseignants sont bien contents de nous avoir,on nous demande des compétences multiples et nous sommes payées au smic ,une honte..
Tout à fait d’accord avec vous…
On nous demande de réaliser le travail d’un éducateur Spécialisé, avec toutes ses connaissances, mais sans les formations, sans le diplôme ni le salaire. On nous affecte de plus en plus d’enfants sur la journée, au détriment des apprentissages.
Un épuisement total surtout avec des enfants qui ont des pathologies de plus en plus dures. Ils sont également de plus en plus violents .
Il faut savoir gérer… Constat de plus de ces 10 années passées. Travail très intéressant mais il faut des moyens et des AESH supplémentaires.
Bonjour
Je suis d’accord avec vous. Notre mission relève plus d’un éducateur spécialisé car nous escadrons des enfants qui relèvent plus d’institutions médico-sociales, avec des troubles du comportement avérés et souvent lourds.
La classification en catégorie B est un minimum. Le salaire devrait être d’un minimum de 2000 euros. Je dirais même que chaque établissement il devrait y avoir une ulys et une salle d’apaisement avec des visites de professionnels paramédicaux. Aussi, des parents devraient être contraints à l’obligation de soin pour que la loi 2005 et 2008 soient efficientes
Honnêtement nos missions en tant que éduc spé sont très différentes. Nous pouvons accompagner le même public mais nos métiers ne sont pas les mêmes.. pour ce qui est de notre formation et notre salaire n’hésitez pas à passer le dees beaucoup de postes sont à pourvoir.
Hé ouii 10 ans aussi comme AESH et là ras le bol j’ai démissionné.
2026 Bye bye l’éducation nationale
Bonne décision !
J’en suis à ma dixième année et ras le bol !
J’espère que l’année 2026 sera une nouvelle voie pour moi !
Complètement d’accord avec vous !
C’est une très bonne initiative car nos enfants avec un handicap seraient bien mieux suivis et entourés qu’actuellement car nous sommes en manque d’AESH sur tout le territoire.
J’approuve à
Bonjour,
Ok avec vous. Mais vous sentez vous capable de passer une VAE. Ou passer le concours ? J ai passer 3 fois le concours Atsem, meme la maîtresse l aurait raté vu la difficulte du QCM. Et pour une catégorie C , ou in est rien payé.
Quelle arrogance et quel mépris à l’égard de la professeure des écoles.
On peut vous retourner le compliment: seriez-vous capable d’obtenir le concours de professeur des écoles ?
Désolée, mais je n’ai pas compris la même chose que vous en lisant le message de Decorps (aesh ?)
Je n’ai pas l’impression que cette personne dénigre la professeure.
hey je ne crois pas non …les prof des écoles ont un niveau bac+5, les atsem un cap petite enfance …mais passez le concours et devenez « maîtresse », nous manquons cruellement d’enseignants, surtout ceux capables de tenir avec 5 enfants en inclusions + à former l’aesh sur ses missions d’aidantes discrète mais non jugeante ni humiliante lorsq elle ne connaît pas la pathologie et les capacités cognitives réelles de l’enfant et la perturbation dans sa construction à cause de ses troubles . on a besoin de personnes compétentes ou tout du moins motivées et bienveillantes. ce n’est pas le cas de la majorité des aesh qui ont traversées mes classes. Hâte que ça change !!!
Bonjour,
La qualification est une première reconnaissance pour notre statut.
La formation est le point de base, les stages et les rencontres avec les différents professionnels de terrain. Tout cela permet la professionnalisation.
Je constate que l’État a pris en compte certaines des revendications.
Nous aesh aimons notre travail et toutes les conditions doivent nous être favorables pour pouvoir accompagner au mieux les enfants en situation de handicaps.
J’espère que cela apportera une meilleure intégration des aesh au sein de l’équipe enseignants. Nous sommes collègues et devons travailler ensemble pour ces enfants.
Je pense que la rencontre avec les parents, l’enseignant, l’ aesh et si nécessaire l’enfant a son importance. Elle est essentiel pour le suivi. Je me permets d’apporter une suggestion mettons en place un cahier de liaison. Maintenant réflexion sur le contenu, j’ai quelques idées. Je suggère cette mise en place pour le 1er cycle.
Les enfants doivent s’approprier ce lieu l’école qui n’est pas spécialement adapté pour eux.
Nous devons les accueillir chaleureusement pour qu’ils se sentent en confiance.
Un travail de concertation de l’ensemble du personnel nous permettra de consolider l’accompagnement et d’ajuster en fonction des situations.
Un vrai salaire et non pas des miettes !!! 24 h imposées qui devraient être considérées comme un temps plein. On ne vit pas avec 950€ par mois en TRAVAILLANT c’est une honte !!!
Vous êtes sérieux? Vous exigez un salaire à temps plein sans travailler à temps plein? Allez chercher un vrai travail à temps plein ou bien passez un concours, si vous en avez les réelles compétences.
Combien d’heures dans les contrats enseignants? Svp
Un enseignant prépare sa classe. Il construit un enseignement. Il organise la progression des apprentissages. S’adapte à chacun. Il se forme toute l’année. Il s’inscrit dans une démarche au niveau de son école. Il est pédagogue. Il gère également les relations avec les parents et s’assure du suivi de tous les élèves. Il a de grandes responsabilités. Ses heures ils ne les comptent pas.
Les missions des AESH ne sont résolument pas les mêmes et ne méritent pas le même salaire.
Les AESH sont indispensables et leur demande de formation grandement légitime. Mais chacun sa place. Par exemple, les ATSEM en font beaucoup plus sans être mieux payées. Alors que leur statut prévoit de nombreuses missions et que leur amplitude horaire est bien différente.
Un salarié à temps partiel dans le privé ne se plaint pas. Il a choisi ce temps partiel. Et il n’a pas les avantages liés à l’éducation nationale dont les vacances et les horaires plutôt confortables. Donc il faut arrêter. Quand on remet tout ce n’est pas si mal payé. Pas assez reconnu d’accord. Un vrai concours, de vraies compétences certifiées. D’accord un meilleur salaire. Mais pour le reste on ne peut mettre les AESH au même plan que les enseignants.
Bravo. Je suis ATSEM et parfaitement d’accord avec vous.
Je voulais dire AESH pardon
Aesh depuis 2004, j’ ai travaillé auprès d’enseignants 2 parfois 3 années consécutives et autant j’ai pu être agréablement surprise la première année, la deuxième était et ce pour tous exactement identique, d’ un ennui mortel, il m’est même arrivé de revenir plusieurs années plus tard, rien n ‘avait évolué, où et quand se sont formés ces enseignants ? JAMAIS ! Ils préparent leurs classes quand ils changent de niveau. sinon. les mêmes classeurs de programme se retrouvent sur leurs bureaux ! Cependant, ce qui leur est imputé par ailleurs n’est en rien enviable et c’est pour cela que j’ai renoncé à mon projet initial de vous rejoindre ! Pour les salaires, aucun aesh ne peut prétendre atteindre les vôtres, cependant vous n’êtes pas au taux horaire smic et avez la possibilité d’avoir un salaire décent, contrains à des 24h hebdomadaires, ce n’est pas un choix! Aucune réelle possibilité d’extension d’horaires, et peu envisageable de cumuler un autre emploi! Un sacrifice pour nos années retraite sans nul doute ! Le seul choix, c ‘est l’amour pour ce métier …
Accompagnant d ‘élèves en situation de handicap est un vrai travail, un vrai métier même, cher monsieur ! Des heures consacrées à la réalisation d’outils pédagogiques faute de budget pour nous fournir, ne sont que gratuité et sans même parler de rémunération, peu de considération pour notre mission devenue essentielle pourtant !
Un peu de compassion serait bienvenue, merci!
Bonjour
Je travaille depuis 1996 dans les écoles. Et croyez moi, au temps des emplois jeunes, nous étions payés à plein temps pour 26h à l’époque. En plus, nous bénéficions des déjeuners succulents partagés avec les enseignants. Cela permettrait de collaborer et se détendre. C’était au top ! Donc si cela existait cela peut aussi nous être attribué de nouveau car le métier est difficile et plusieurs quittent leurs postes car les conditions ne sont pas réunies et que des enfants sont extrêmement violents ! La réalité est là…
Vous répondez ça en toute méconnaissance de la pénibilité du travail des AESH ?
Venez faire AESH 24h durant une semaine et vous comprendrez le manque de sérieux de votre réponse. D’ailleurs, être AESH, c’est un VRAI travail !
Sinon dites-nous ce que vous appelez un vrai travail. Peut-être que faire le ménage n’est pas un vrai travail alors ou être hôtesse de caisse non plus ? A moins que pour vous un vrai travail c’est plus une question de durée du temps de travail que de missions utiles à la société ?
Il n’y a aucun faux travail, temps plein, concours ou pas.
D’ailleurs, il y a des incompétents qui réussissent à passer les mailles des filets de concours.
Vous le savez certainement.
La VAE est payante
Non , juste l’accompagnement si vous souhaitez être aidé
Non, seul l’accompagnement l’est.
Complètement d’accord avec vous !
Bonsoir
Il ne s’agit pas de mettre en avant les différents diplômes et compétences de chacun .
Mais de défendre et de valoriser le statut des AESH qui sont peu rémunérées dont le manque notoire , met en avant la difficulté des parents dont les enfants sont en situation d’handicap ,de disposer d’accompagnateurs formes , pour aider les parents à supporter cette lourde épreuve .
Un aesh s’occupe d’un enfant, au plus deux, qui perturbent une classe entière.. un enfant qui fait peur à toute une classe, c’est peut être de l’égoïsme mais c’est comme ça.alors payer 600 euros pour un gamin, c’est abusé. Ils ne s’intégreront jamais. Alors les gens qui écrivent nont jamais connu ça. Alors qu’ils ferment leur gueule.
Attention aux pièges : dépendre de l’académie, ça veut dire pouvoir être envoyé n’importe où dans l’académie, en fonction des besoins.
De même, la VAE est un parcours difficile, surtout s’il faut l’accomplir pendant qu’on est en poste… Si on a été capable d’assurer les missions depuis 15 ans, on devrait intégrer directement le corps de la fonction publique.
Avec les PAS, on veut se débarrasser des AESH et faire porter plus de poids sur les enseignants qui devront mieux adapter le travail à chaque élève.
Le souci de cette proposition de loi qui sera examiné le 7 janvier 2026 par le sénat, c’est que les détails des articles de cette loi ne répondent absolument pas aux attentes des AESH.
Il ne suffira pas de dire « Youpi ! Les AESH ont enfin un statut ! » pour croire que les conditions de travail des AESH vont s’améliorer.
Cet article parle d’un cadre clarifié pour les missions, le temps de travail et la rémunération.
Cette proposition de loi veut étendre les missions des AESH au-delà du simple temps scolaire en incluant la pause méridienne, le périscolaire comme l’aide aux devoirs voire l’internat, à la charge des collectivités locales donc avec deux employeurs pour un même métier. Un casse-tête administratif qui persiste, loin de l’harmonisation évoquée dans cet article.
Or, la mission principale des AESH est de favoriser l’accès des élèves en situation de handicap aux apprentissages en classe. Il ne faudrait pas confondre les missions des AESH avec les missions toutes aussi honorables des « nounous » ou des ATSEM ou encore des assistants d’éducation qui ne sont pas mieux lotis que les AESH.
De plus, les AESH, principalement affectés dans le 1er degré, confirment dans leur très grande majorité que 24h par semaine, c’est épuisant.
Cette limite de 24h par semaine devrait être considérée comme un temps complet.
C’est ce que réclament les syndicats et c’est aussi ce que contient la proposition de loi 1933 portée par les députés.
Coté rémunération, savez-vous qu’actuellement un·e AESH à 24h perçoit un salaire inférieur à 1000 € donc inférieur au seuil de pauvreté alors même qu’elle ou il ressort épuisé·e de ces 24h par semaine ?
Savez-vous que le turn-over est très important dans la profession déjà peu attractive ?
Un bilan de l’Éducation nationale annonce un turn-over de 20 % sur les trois dernières années ! C’est énorme !
Et les sénateurs voudraient que les AESH fassent plus d’heures ?
Coté intégration dans la fonction publique, le texte fait une distinction entre les AESH exerçant dans le public et ceux exerçant dans le privé bien que dans les deux cas il s’agisse de personnels sous contrat avec l’Education nationale, qui n’a pas choisi d’exercer dans le public ou le privé sous contrat mais qui y a été contraint par l’organisation en PIAL (Pôel Inclusif d’Accompagnement Localisé) propre aux AESH. Les premiers pourraient devenir fonctionnaires alors que les secondes seraient contractuels à vie, ayant le tort d’être affectés malgré eux dans le privé.
Où est l’harmonisation ?
Ce texte ne rendrait pas rendrait les équipes plus lisibles pour les familles comme le veut l’article puisque les AESH continueraient de subir le fonctionnement sous PIAL qui permet à l’administration de déplacer et d’affecter les AESH sur un périmètre d’écoles et d’établissement au gré des besoins décidés à la volée.
Il y aura toujours des AESH qui verront leur emploi du temps modifié le vendredi pour une prise d’effet le lundi suivant sans pouvoir le refuser, sans parler des changements d’établissement ou d’école déjà en place durant la semaine.
Et pire ! La gestion par PIAL permet des affectations décidées dans le plus grand secret d’une année scolaire à l’autre, sans tenir compte des souhaits des AESH, même malgré une bonne intégration des AESH au sein des équipes car les AESH, même en tant que fonctionnaire, ne seront pas affectés à un lieu précis mais toujours à un périmètre défini par le PIAL
Fonctionnaires ou pas, les AESH subiront toujours le fonctionnement sous PIAL qui permet une gestion des AESH en fonction du peu de moyen accordé au lieu d’une gestion en fonction des réels besoins des élèves.
Comment parler de stabilité des équipes dans ce cadre ?
Le statut des AESH n’est que la partie émergée de l’iceberg.
Il y a bien d’autres sujets qui entravent les AESH dans leur quotidien.
On est prêt à en discuter avec toutes les personnes intéressées.
Fred pour le collectif « AESH, pas moutons ! »