À l’heure où la pension s’érode, certains retraités reprennent la route, transformant des trajets ordinaires en missions payées qui redonnent souffle au budget et au sentiment d’utilité au quotidien.
Cette conduite rémunérée passe par des réservations de trajets, des horaires modulables et des retours gérés par train ou covoiturage. Grâce à son permis B, un smartphone professionnel et un statut de retraitée active, elle se construit ainsi un réel complément de revenus mois après mois.
Fabienne, 65 ans, sur les routes : quand la retraite rime avec volant
À 65 ans, Fabienne a refusé de se cantonner à une retraite entièrement sédentaire. Cette ancienne préparatrice en pharmacie, licenciée peu avant son départ, s’est installée dans un village entre Sablé-sur-Sarthe et Angers, d’où partent désormais la plupart de ses missions de convoyage. Elle y suit la circulation des camions, les horaires des trains et les annonces de missions comme d’autres regardent la météo.
Le volant lui offre une continuité avec sa vie active, faite de responsabilités et de contacts humains. Au fil des trajets pour Hiflow, elle a ravivé sa passion automobile, nourrie par les modèles qu’elle découvre. Son activité suit un rythme de travail modulable, avec deux à quatre jours de route par semaine, qu’elle ajuste selon ses envies. Cette souplesse lui procure une véritable liberté des horaires, précieuse pour garder du temps pour sa famille.
Le convoyage automobile, une activité qui consiste à livrer des véhicules
Le métier de Fabienne porte un nom discret, parfois méconnu du grand public : convoyage automobile. Concrètement, elle assure l’acheminement de véhicules entre des garages, des concessions, des loueurs ou le domicile de particuliers qui ne peuvent pas se déplacer. Chaque mission débute par un état des lieux précis, puis par la prise du véhicule, jusqu’à sa remise au client suivant les consignes.
Les trajets vont de quelques dizaines à plusieurs centaines de kilomètres, selon l’origine du véhicule et la destination. Le principe reste identique : relier un point A à un point B dans un délai fixé, en respectant les règles de circulation. Les missions lui parviennent via des plateformes de convoyage comme Hiflow, qui centralisent les demandes des professionnels. Certaines journées la voient passer d’une citadine électrique à des voitures haut de gamme, berlines ou SUV.
Entre trajets, retours et frais : ce que rapporte vraiment une mission
Le complément de revenus de Fabienne varie selon la saison, le type de véhicule confié et la distance à parcourir. Avant chaque mission, elle évalue le kilométrage, les péages et le coût du carburant pour établir un devis de transport cohérent avec ses objectifs de gain. Elle sait que toute estimation trop optimiste ronge rapidement ses bénéfices. Quand le client accepte la proposition, la plateforme valide la mission et bloque la somme correspondante.
Sur un mois dense, elle peut gagner jusqu’à 1 500 € bruts grâce au convoyage. Ce chiffre englobe le carburant, les repas rapides et les frais de péage déboursés sur l’autoroute. À ces dépenses s’ajoute parfois le coût d’un retour en train ou d’un covoiturage pour rentrer chez elle. La somme qui reste, sa rémunération nette de frais, constitue un complément appréciable à sa pension.
Permis B, smartphone, micro-entreprise : les conditions pour se lancer via Hiflow et ses concurrents
Pour suivre les traces de Fabienne, il faut au préalable disposer d’un permis B en cours de validité et d’un bon sens de l’orientation. Arrive alors le choix d’un statut de micro-entrepreneur indispensable pour facturer les plateformes et encaisser légalement les missions. Ce cadre léger séduit les retraités qui désirent tester l’activité sans créer une société plus lourde à gérer.
Quand le numéro de SIRET arrive, le chauffeur crée ses profils sur des applications spécialisées sur son smartphone. L’inscription sur Hiflow se fait en ligne, avec pièces justificatives et validation du profil par l’équipe de la plateforme. Beaucoup de chauffeurs s’inscrivent sur DriiveMe et My Express Driver pour diversifier les offres et augmenter les chances de trouver des trajets. Tous doivent respecter les obligations fiscales liées à ce statut, en déclarant chaque année le chiffre d’affaires tiré du convoyage.