Dans le projet de budget 2026, les arbitrages du gouvernement font la part belle aux petites entreprises

Par Louise Caron

Présenté à Paris, le projet du budget de 2026 esquisse une promesse fragile aux artisans et commerçants, partagés entre espoir de répit fiscal et fatigue d’une dette d’État qui pèse encore.

Pour l’U2P, la clé réside dans la stabilité des règles sociales et fiscales, autant que dans le volume des aides. Derrière les arbitrages gouvernementaux, se dessinent le maintien des allègements sur les bas salaires, le soutien à l’apprentissage et la garantie d’une indexation de l’impôt sur le revenu. Les entreprises de proximité y voient un répit fragile, menacé par le risque de blocage parlementaire imminent.

Petites entreprises : allègements de charges, apprentissage et indexation de l’impôt sur le revenu

Selon l’U2P, dans son communiqué du 20 janvier consacré au projet de budget 2026, plusieurs choix vont dans le sens des TPE. Le maintien des allègements de charges sur les bas salaires doit éviter un choc de trésorerie, alors que le coût du travail pèse déjà sur les marges des artisans, commerçants et professions libérales. À ses yeux, la stabilité de ces dispositifs permet de programmer des embauches et de tenir les prix.

Le texte met aussi en avant la formation comme levier de transmission des savoir-faire. Dans les réseaux de proximité, le soutien à l’apprentissage sécurise les recrutements et facilite la reprise d’entreprise. Côté fiscalité, l’U2P souligne que beaucoup de dirigeants relèvent de l’impôt sur le revenu ; l’indexation du barème sur l’inflation réduirait la hausse mécanique d’imposition, à situation inchangée.

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U2P met en garde contre une crise aggravée en cas de rejet du budget par les parlementaires

Dans la même prise de position, l’organisation patronale décrit un climat déjà tendu pour les petites structures. Un rejet du budget à l’Assemblée nationale ou au Sénat, avertit-elle, ranimerait l’incertitude et accroîtrait le risque de crise pour l’activité, via des reports d’investissement et des décisions d’embauche gelées. Les entreprises de proximité, dit-elle, supportent mal les à-coups de règles et de calendrier.

Dans son communiqué du 20 janvier, l’U2P appelle les groupes politiques à trancher sans posture. Elle invoque une responsabilité parlementaire pour éviter une période de gestion au ralenti, qui retarderait les mesures attendues sur l’emploi et la formation. Selon elle, une censure ouvrirait des semaines de débats budgétaires recommencés, avec un coût direct pour les trésoreries des TPE et des indépendants français.

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