En 2025, le marché de l’emploi avait ralentit avec 10 % d’offres en moins mais reste à un niveau record

Par Louise Caron

Le marché du travail français marque une pause en 2025, après l’emballement de 2024. Le baromètre Hellowork recense 10,1 millions d’offres publiées sur l’année sur l’ensemble du territoire français.

La décrue apparaît au printemps et en fin d’année, lorsque les entreprises revoient leurs budgets et calment les recrutements. Ce ralentissement des offres touche les CDI, tandis que l’intérim joue le rôle de tampon. Malgré ce recul, le niveau d’activité élevé demeure encore historique, porté par la santé et les services à la personne, où les besoins tiennent bon

Un marché qui se normalise après les sommets de 2024

Selon Hellowork, publié le 19 janvier 2026 à Paris, 10,1 millions d’offres ont été comptabilisées en 2025, soit -9,8 % sur un an. Une normalisation du marché s’installe après les pics nets de 2024.

Le reflux se voit surtout en avril-mai puis en novembre-décembre, avec des employeurs plus prudents. Ces ajustements des recrutements répondent à un climat économique incertain, mais le volume revient au niveau de 2023, signe d’une base solide post-crise pour de nombreux métiers, en France.

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CDI en retrait, intérim en amortisseur : ce que montrent les contrats

Au quatrième trimestre 2025, Hellowork recense 2,2 millions d’offres, soit -15 % sur un an. La prudence se lit dans le recul des CDI à 4,4 millions en 2025 (-11 %), et dans la contraction des CDD à 1,2 million (-10 %), traduisant des budgets plus serrés chez beaucoup.

L’intérim totalise 4,2 millions d’offres en 2025 (-8 %) et sert de variable d’ajustement pour le BTP et l’industrie. Ce rôle de l’intérim évite de figer les équipes. Chez les jeunes, l’alternance en baisse recule de 12 % après réforme du financement de l’apprentissage. Repères sur les contrats :

  • CDI : 4,4 millions d’offres en 2025 (-11 %)
  • CDD : 1,2 million d’offres (-10 %)
  • Intérim : 4,2 millions d’offres (-8 %)
  • Alternance : recul de 12 %
  • T4 2025 : 2,2 millions d’offres (-15 % sur un an)

Cartographie des reculs, entre régions résistantes et métropoles plus exposées

Selon le baromètre Hellowork publié à Paris le 19 janvier 2026, les offres d’emploi reculent en 2025, sans rupture entre territoires. La géographie des offres place l’Île-de-France à 15 % des annonces (-11 %) et l’Auvergne-Rhône-Alpes à 14 % (-10 %). Ce tableau révèle des disparités régionales de l’emploi plus marquées que l’an dernier.

La Provence-Alpes-Côte d’Azur limite la baisse à -4 %, quand la Nouvelle-Aquitaine recule de -15 %, l’Occitanie de -13 % et les Pays de la Loire de -12 %. Des régions résilientes amortissent. Les dix métropoles perdent 12,6 % : Paris -12 %, Lyon -11 %, Strasbourg -1 %, Toulouse -18 %, Bordeaux et Lille -17 %, Nantes -16 %, signe de métropoles en repli, durablement.

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Santé et services à la personne en tête, quand le marketing recule

Hors intérim, la santé représente 13 % des offres en 2025 et l’aide au quotidien 12 %, pour une baisse limitée à -0,9 %, d’après Hellowork. Ce socle repose sur des besoins structurels en santé et sur les services à la personne, portés par le vieillissement et les remplacements.

À l’inverse, le marketing/communication recule de -30 % et les RH/formation de -33 %, ce qui réduit les volumes sur les postes support. Dans cette recomposition, les fonctions marketing en baisse contrastent avec les secteurs porteurs en 2025 liés au soin et à l’accompagnement.

Les métiers qui recrutent le plus en 2025 et les secteurs encore en tension

En 2025, en France, le baromètre Hellowork décrit un volume d’offres recentré sur les postes de terrain. Infirmiers, aides-soignants et aides à domicile dominent les annonces, classés parmi les métiers les plus demandés, tandis que les fonctions tertiaires se font plus discrètes.

Le ralentissement n’efface pas les difficultés d’embauche. Hellowork observe des tensions de recrutement dans la construction, la santé, les services à la personne, l’enseignement et l’industrie. Ce sont des secteurs en pénurie où la demande demeure forte, quand communication et marketing attirent davantage de candidats pour moins d’offres.

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