Face à Shein, le gouvernement appuie la procédure de la Commission européenne aujourd’hui

Par Frederic Becquemin

Shein, géant chinois de l’ultra-fast fashion, voit sa trajectoire européenne brusquement ralentie par l’offensive de Bruxelles fondée sur le règlement sur les services numériques. Ce mouvement ouvre une procédure d’enquête européenne inédite.

Accusée de diffuser des produits illicites et de capter l’attention des plus jeunes grâce à des interfaces addictives, la plateforme incarne les excès du commerce vestimentaire en ligne. Face à ces risques, l’appui du gouvernement français à la coopération avec Bruxelles renforce la pression directe sur Shein.

Une enquête ouverte au nom du règlement sur les services numériques

Le 17 février 2026, à Paris, le gouvernement français annonce soutenir l’ouverture d’une procédure d’enquête visant Shein, déclenchée par Bruxelles dans le cadre du contrôle des grandes plateformes numériques. Cette démarche, portée par la Commission européenne saisie, applique le règlement sur les services numériques et cible les plateformes structurant le commerce en ligne en Europe.

Les ministres Roland Lescure, Serge Papin et Anne Le Hénanff soulignent, dans le communiqué n°396, que Shein devra répondre précisément aux questions des autorités. Ils estiment que Shein fait peser un risque systémique pour les Européens aujourd’hui directement.

Produits illicites, interfaces addictives et opacité des recommandations dans le viseur

Au cœur de la procédure, les services européens examinent la stratégie agressive déployée par Shein sur le marché du commerce en ligne. Les autorités ciblent la vente de produits illicites mais aussi des interfaces favorisant l’addiction chez les jeunes.

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Un volet porte sur les mécanismes qui poussent les utilisateurs vers certains produits plutôt que d’autres sur la plateforme. La Commission exige la transparence du système de recommandations et juge que ces pratiques entretiennent une concurrence déloyale envers les entreprises françaises, encadrées par une réglementation stricte.

Source : https://www.economie.gouv.fr/

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