Selon une étude de Gi Group Holding et du WEC, 88 % des entreprises européennes renforcent le recours à l’intérim, signe qu’un nouveau pacte se dessine autour du travail.
Entre pénurie de compétences, pression technologique et attentes des salariés, directions réinventent leurs effectifs par une combinaison de CDI, d’intérim et de missions free-lance. Cette recomposition fait émerger un emploi flexible inscrit dans des tendances du marché mouvantes, où l’agilité des entreprises repose sur contrats hybrides adaptés.
Ce que révèle l’étude Gi Group Holding et WEC sur l’emploi flexible
Présenté le 7 janvier 2026 à Courbevoie, le rapport « Repenser le modèle » de Gi Group Holding repose sur une enquête auprès de 10 000 actifs dans 20 pays, accompagné par The Work We Want menée par le World Employment Confederation auprès de 715 dirigeants seniors. En croisant ces résultats d’enquêtes internationales, le document analyse l’évolution du travail face aux chocs économiques, technologiques et sociaux.
Les données de l’enquête Gi Group Holding 2025 indiquent que 65 % des actifs choisissent des contrats hybrides tandis que 82 % des dirigeants jugent dépassées les méthodes traditionnelles de recrutement. Ces chiffres reflètent de nouvelles attentes des talents et fournissent des indicateurs clés 2025 pour redessiner l’emploi flexible.
Pourquoi l’intérim s’impose comme levier d’agilité pour les dirigeants
Les résultats communiqués par Gi Group Holding indiquent que 88 % des dirigeants entendent augmenter l’intérim et que 92 % souhaitent renforcer la flexibilité de leur main-d’œuvre d’ici 2027, soit une hausse de 18 points depuis 2023. Cette solution offre une gestion des pics d’activité et constitue une réponse à l’incertitude économique, en ajustant les effectifs sans bouleverser l’organisation interne.
Le passage à ce modèle flexible aide aussi les directions financières et RH à mieux cadrer leurs engagements, en distinguant clairement besoins durables et missions ponctuelles. L’intérim devient ainsi un outil de pilotage des coûts RH, complémentaire aux CDI et aux free-lances, pour sécuriser les marges tout en maintenant la capacité de produire et de servir les clients.
Parmi les usages mis en avant par les entreprises interrogées figurent notamment :
- le renfort rapide des équipes lors de lancements de produits ou de pics saisonniers ;
- la couverture de projets stratégiques sans alourdir la masse salariale permanente ;
- l’accompagnement des phases de transformation numérique ou d’automatisation ;
- la continuité d’activité pendant des périodes de tensions économiques ou sociales.
Compétences en tension : comment les entreprises comblent le décalage technologique
Gi Group Holding indique que 78 % des entreprises redoutent un écart croissant entre les compétences de leurs équipes et les besoins liés à l’IA, à l’automatisation ou à la cybersécurité. Pour réduire cet écart, les employeurs misent sur la montée en compétences des salariés en poste et sur des stratégies adaptées à la pénurie de profils tech, via l’intérim ou des missions spécialisées.
Les études Gi Group Holding 2025 montrent que cette pénurie amène les entreprises à réviser leurs parcours d’apprentissage liés aux contrats temporaires. Les intérimaires sont intégrés à des dispositifs d’adaptation aux IA et à des programmes de formation continue, afin de sécuriser les compétences clés et de réduire le risque de décrochage technologique.
Mise en place d’un modèle hybride combinant CDI, intérim et free-lance dans les organisations
Selon le rapport, 65 % des professionnels privilégient des contrats hybrides et 82 % des dirigeants considèrent obsolètes les approches traditionnelles de recrutement et de fidélisation. Pour structurer ce modèle mêlant CDI, intérim et free-lance, les entreprises travaillent sur une gouvernance des fournisseurs plus claire et sur un processus d’onboarding unifié qui harmonise l’accueil des collaborateurs, qu’ils soient permanents ou temporaires.
Gi Group Holding, fondé à Milan en 1998 et présent dans 37 pays, incarne ce mouvement via ses marques françaises Gi Group, Gi Life Sciences, Grafton et Tack TMI. Le rapport préconise une politique de conformité internationale et une mobilité interne structurée afin de renforcer les passerelles entre CDI, intérim et free-lance dans chaque pays couvert.