Au lancement des soldes 2026, l’humeur des clients oscille entre chasse aux prix barrés et malaise diffus. Vitrines bâchées, pancartes « à louer » composent désormais le décor des rues commerçantes.
Les habitants s’interrogent sur ce basculement rapide, fermeture après fermeture, comme autant de signaux d’alarme pour leur quartier. Au moment des soldes d’hiver 2026, cette inquiétude commerciale locale touche près de neuf Français sur dix. Les fermetures de boutiques alimentent la crainte d’un centre-ville déserté, vidé de services, de rencontres, de repères pour beaucoup d’habitants de toutes générations.
Entre centres-villes et périphérie, un sentiment de déséquilibre commercial
Publiée le 6 janvier 2026 à Paris, l’étude Catella France–YouGov tombe en plein lancement des soldes d’hiver 2026 et met sur la table la question du commerce de quartier. Les répondants décrivent un centre attractif pour les grandes enseignes, mais des alentours délaissés.
Réalisé en novembre 2025, le sondage montre que 38 % des Français jugent leurs commerces de quartier en recul. Pour 55 % répondants, les petits centres-villes souffrent d’une offre commerciale insuffisante et d’une fracture territoriale face au commerce de périphérie.
Fermetures en série : pourquoi 87 % y voient un signe de dévitalisation
Quand un commerce baisse le rideau dans une rue commerçante, les habitants y voient rarement un simple changement d’enseigne. L’étude Catella France–YouGov révèle que 87 % des personnes interrogées interprètent la multiplication des vitrines fermées comme un marqueur de dévitalisation urbaine et le signe d’un tissu commercial fragilisé.
Chez les 55 ans et plus, 57 % des répondants jugent ces fermetures « très alarmantes », signe que la disparition des commerces de pied d’immeuble inquiète les riverains. Alexandre Boucly, Head of Retail chez Catella Property, rappelle que ces lieux ne servent pas seulement à consommer mais structurent la vie sociale quotidienne.
Moins de 30 minutes pour les achats du quotidien, un seuil qui change la fréquentation
Pour les achats du quotidien, l’habillement ou les loisirs, les répondants fixent une limite claire aux déplacements vers les commerces. La plupart souhaitent que tout reste accessible en moins de trente minutes, qu’ils se déplacent à pied, à vélo, en transports collectifs ou en voiture.
Au-delà de ce délai, une part non négligeable des personnes interrogées renonce à certains trajets jugés trop longs ou trop compliqués. Le seuil de mobilité réduit l’accès aux services essentiels, fréquentation des commerces quand ce temps de trajet acceptable explose.
Ce que les habitants attendent : proximité, animation, sécurité
Interrogés par YouGov pour Catella France, les 1 010 participants détaillent ce qui rend leur quartier agréable à vivre et incite à y faire leurs achats. Près de 49 % souhaitent davantage de commerces du quotidien et de services locaux, tandis que 45 % attendent surtout une meilleure sécurité des quartiers afin de se sentir à l’aise en soirée et le week-end.
Les personnes sondées citent la diversité des restaurants, la qualité des espaces publics et la présence de lieux culturels actifs comme leviers de revitalisation de leur centre-ville. Investisseurs et foncières misent sur commerces de proximité et une animation régulière, illustrés par RPCI à Orange les Vignes, Bourges Avaricum et Angoulême Champ de Mars.