Une levée de 1,2 milliard d’euros propulse Trade Republic au rang de star fintech européenne

Par Frederic Becquemin

Propulsée par une levée spectaculaire, Trade Republic attire 1,2 milliard d’euros auprès de grands fonds internationaux. Cette manne issue d’une opération secondaire réorganise l’actionnariat sans diluer les fondateurs basés à Berlin.

Né comme courtier pour le grand public, le groupe revendique désormais une rentabilité durable et plus de dix millions de clients répartis sur toute l’Europe. Dotée d’une valorisation à 12,5 milliards, Trade Republic s’affirme dans la fintech européenne, tandis que ses investisseurs se renforcent et que de grands acteurs financiers rejoignent son capital.

L’équation financière de Trade Republic, entre rentabilité et croissance soutenue

La transaction secondaire de 1,2 milliard d’euros annoncée le 17 décembre 2025 propulse Trade Republic à 12,5 milliards d’euros de valorisation, sans capitaux frais. Depuis trois ans, la fintech berlinoise affiche une rentabilité durable et publie des revenus à 340 millions pour l’exercice clos en septembre 2024, signal adressé aux marchés sur la solidité de son modèle.

Née en 2019, la plateforme est passée du rôle de courtier mobile à celui de quasi-banque pour plus de 10 millions de clients en Europe. Fin 2024, elle administre 150 milliards d’euros d’actifs, dégage un bénéfice net 34,8 millions et affiche un equity à 566,5 millions, combinaison rare pour une fintech jeune.

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Qui mise sur la fintech : des géants comme Sequoia, GIC et Aglaé à bord

Les 1,2 milliard d’euros injectés correspondent à un rachat massif de titres de Trade Republic, et non à un tour de financement classique. Founders Fund, Sequoia, Accel, TCV, Thrive Capital et Wellington Management figurent parmi les investisseurs historiques, rejoints par GIC et d’autres nouveaux entrants institutionnels qui valident la valorisation de 12,5 milliards d’euros.

Autour de la table, l’Europe fortunée s’expose elle aussi avec la galaxie Arnault liée à LVMH et les intérêts de la famille Agnelli, actionnaire historique de Fiat. La participation Aglaé Ventures, aux côtés de Lingotto Innovation, témoigne d’un alignement rare entre grands family offices européens et fonds américains, qui ancre Trade Republic comme championne fintech du continent.

De courtier à gestionnaire de patrimoine régulé, un périmètre produit qui s’élargit en Europe

Depuis 2023, Trade Republic dispose d’une autorisation bancaire européenne et relève de la supervision de l’ACPR et de l’AMF en France. Cette licence bancaire BCE permet d’offrir à plus d’un million de clients le PEA, un IBAN local et un compte courant rémunéré à 3 %, tout en ouvrant un passeport vers 18 pays dont l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas, l’Autriche et la Pologne dès septembre 2025.

L’année 2025 ouvre un chapitre pour l’offre d’investissement de la plateforme. Des private markets accessibles dès 1 euro avec Apollo et EQT, des obligations et ETFs lancés en octobre et un crypto wallet complet en novembre donnant accès à une cinquantaine de cryptomonnaies et aux paiements via la Trade Republic Card élargissent ce périmètre.

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