Des titres-restaurant sans prélèvement sur salaire, voilà ce que veulent 8 salariés sur 10

Par Louise Caron

Le titre-restaurant reste un repère discret du quotidien, jusqu’au jour où ses limites sautent aux yeux. Le baromètre 2026 montre que son rôle dans le pouvoir d’achat pèse bien plus qu’un simple avantage.

Quand la carte refuse un paiement, quand le solde dort, quand la retenue apparaît sur la fiche de paie, la promesse se fissure. Parmi les salariés bénéficiaires, l’idée d’une réforme en concertation attire moins par principe que par lassitude. Point final.

Un avantage social toujours central dans le budget des salariés

Publiée par Openeat à partir d’une étude Selvitys menée en février 2026, auprès de 2 000 salariés en France, l’enquête place le titre-restaurant parmi les soutiens les plus visibles du quotidien. Pour 86 % des répondants, le titre-restaurant reste un avantage social apprécié.

Le baromètre mesure aussi son effet direct sur la vie courante. Il soutient le budget alimentaire pour 78 % des répondants, facilite les pauses déjeuner pour 76 % et compte dans la rémunération nette pour 77 % ; 39 % s’en servent d’abord pour leurs courses.

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Pourquoi tant de crédits restent bloqués sur les cartes

Des montants s’accumulent sans être dépensés, et la tendance monte. Selon Openeat, 32 % des salariés affichent un solde inutilisé supérieur à 100 €, contre 27 % en 2024, tandis que 75 % reconnaissent qu’ils pensent trop tard à utiliser leur carte.

Le télétravail participe à ce recul d’usage, puisque 52 % des bénéficiaires l’emploient moins depuis chez eux. À cela s’ajoutent 60 % de refus de paiement en caisse et 61 % d’incidents techniques, deux freins qui laissent les crédits dormir.

À retenir : 32 % des bénéficiaires ont plus de 100 € bloqués sur leur carte, contre 27 % en 2024.

Des usages quotidiens qui ne collent plus au plafond de 25 €

Au fil des passages en caisse, le seuil de 25 € paraît de moins en moins adapté. Dans le baromètre, 48 % des salariés jugent que le plafond journalier ne suit plus leurs habitudes de consommation, surtout quand les courses sont regroupées sur une seule visite.

La carte reste pensée pour le repas du midi, alors que les paniers ont changé de forme. Entre produits bruts, plats prêts à consommer et dépenses pour plusieurs jours, les achats alimentaires réels se heurtent à des contraintes d’utilisation devenues trop rigides.

  • produits bruts pour plusieurs repas
  • plats prêts à consommer
  • courses regroupées sur un seul passage
  • achats destinés au foyer
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Supermarché, restaurant, télétravail, le titre-restaurant a changé de place

Le centre de gravité du titre-restaurant s’est déplacé en quelques années. En 2026, 44 % des usages passent par la grande distribution, contre 36 % en 2024, tandis que les restaurants représentent 31 % et les commerces alimentaires 25 %.

Cette bascule raconte autre chose qu’un arbitrage de prix. Avec le télétravail et des rythmes plus souples, la carte accompagne d’abord les courses du quotidien plutôt qu’un déjeuner pris près du bureau.

Le prélèvement sur paie, point de friction majeur pour les bénéficiaires

Le malaise apparaît au moment où le salaire tombe. Huit bénéficiaires sur dix rejettent le prélèvement visible sur la fiche de paie, car ils l’associent à une baisse immédiate du revenu net perçu, alors même que l’aide repas reste appréciée.

Le désaccord se lit avec encore plus de netteté chez les moins de 35 ans. Parmi les jeunes actifs, 92 % des 18-24 ans et 87 % des 25-34 ans préféreraient recevoir leurs titres-restaurant sans retenue salariale.

Ce que le baromètre dit des attentes concrètes des salariés

Présenté à Paris le 13 avril 2026, le baromètre dessine des attentes très lisibles. Les salariés réclament plus de souplesse d’usage, une meilleure acceptation partout et, pour 93 % d’entre eux, un accès maintenu le dimanche comme les jours fériés.

Openeat avance un fonctionnement différent. Avec la solution Openeat, le salarié paie avec sa carte bancaire, puis la part employeur lui revient par remboursement sous 24 heures, sans changer ses habitudes d’achat.

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