Ce que Dealinka prépare après sa levée de 6,5 M€ dans l’économie circulaire des invendus non alimentaires

Par Louise Caron

Dealinka a levé 6,5 M€ auprès de Re-Sources pour donner une autre cadence à sa plateforme. Son pari, déjà inscrit dans l’économie circulaire, cible les angles morts des entrepôts.

Les produits non alimentaires neufs dorment parfois loin des radars financiers. Dealinka veut transformer ces volumes en redistribution solidaire, avec une traçabilité utile aux marques, aux distributeurs et aux associations. Derrière chaque palette, les stocks invendus posent une question sèche, remettre en circulation ou laisser la benne gagner.

Une levée de fonds pour passer de l’orchestration au déploiement industriel

Dealinka, née en 2023 à Valenciennes, a annoncé le 18 mai 2026 un tour de 6,5 M€ mené par Re-Sources. Cette levée de fonds arrive après une période où les entreprises cherchent à limiter le gaspillage sans alourdir leurs coûts.

L’apport financier vise une montée en cadence très concrète. Porté par un fonds de capital-investissement, implanté à Lille, Toulouse et Rennes, Dealinka veut engager un changement d’échelle, renforcer ses capacités opérationnelles, recruter et muscler sa plateforme technologique avant un déploiement plus large en France puis en Europe.

Pourquoi les invendus non alimentaires restent un angle mort des entreprises

Chez les distributeurs et fabricants, les invendus non alimentaires restent dispersés entre entrepôts, magasins et prestataires. La gestion des surplus pâtit de fichiers incomplets, de volumes hétérogènes et de délais courts, ce qui freine le don avant que les produits ne perdent leur valeur d’usage.

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Dealinka répond à ce morcellement en reliant le réemploi aux chaînes logistiques existantes. Cette approche réduit le recours à la destruction de stocks, encore pratiquée lorsque le tri, le transport ou la conformité paraissent trop complexes à organiser.

Notre enjeu est de standardiser les flux d’invendus non alimentaires, afin que chaque lot puisse trouver rapidement une structure capable de le recevoir, sans perdre en traçabilité ni en sécurité.

Ramil Alvarez, cofondateur de Dealinka

De la palette au réseau associatif, le modèle opérationnel de Dealinka

Le service commence avant le transport : Dealinka qualifie les stocks, identifie les contraintes de stockage et vérifie l’aptitude au don. Son pilotage logistique couvre l’enlèvement, l’acheminement et la redistribution sécurisée, avec une traçabilité des flux pensée pour les directions RSE, financières et supply chain.

En 2025, l’entreprise indique avoir traité près de 45 000 palettes. Le maillage de 1 200 associations partenaires permet d’orienter les produits vers des besoins réels, puis de produire une mesure d’impact lisible pour les donateurs comme pour les bénéficiaires.

Re-Sources mise sur un marché en cours de structuration

Les chiffres 2025 donnent de la densité au récit porté auprès des investisseurs : 5,1 M€ de chiffre d’affaires, près de 800 opérations et plus de 31 M€ de valeur donnée. Ce volume de dons redistribués place Dealinka sur un marché en structuration, où peu d’acteurs combinent logiciel, terrain et réseau associatif.

La cible annoncée atteint 7 M€ de revenus en 2026, avec l’ambition de doubler ce niveau par la suite. Re-Sources mise sur une performance économique liée à l’impact, à la conformité et à l’ancrage de Dealinka depuis Valenciennes.

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