Votre droit au séjour en France ne franchit pas automatiquement la frontière helvétique. Même valide, un titre de séjour français ne suffit donc jamais pour y exercer une activité professionnelle.
Les règles applicables dépendent de votre nationalité, de votre domicile et de la durée du contrat proposé. Ainsi, un emploi en Suisse peut relever de la libre circulation ou d’un régime plus strict, assorti de quotas et d’une priorité donnée aux candidatures locales. La signature du contrat ne permet pas encore de prendre vos fonctions. L’autorisation de travail suisse demeure alors obligatoire.
Le titre de séjour français ne donne aucun droit de travail en Suisse
Une carte de séjour française règle uniquement la présence de son titulaire sur le territoire national. Elle prouve une résidence régulière en France, selon sa durée et ses mentions, sans ouvrir l’accès au marché suisse ni remplacer le permis exigé par les autorités helvétiques. Même valable dix ans, ce document n’autorise donc pas son détenteur à franchir la frontière pour occuper un emploi salarié ou indépendant en Suisse.
Lors d’un recrutement, l’administration suisse regarde en premier lieu la citoyenneté, la fonction proposée et les conditions d’engagement. La nationalité du candidat fixe le régime applicable : libre circulation pour un ressortissant de l’UE ou de l’AELE, règles plus restrictives pour une personne issue d’un État tiers. Le contrat et la prise de poste relèvent du droit du travail suisse, sans prolongement des droits accordés par la France.
À retenir : le droit de résider en France et celui de travailler en Suisse reposent sur deux autorisations distinctes.
Quel régime s’applique selon la nationalité du candidat ?
La nationalité, et non le titre de séjour français, désigne le cadre juridique applicable à une candidature en Suisse. Les Français et citoyens de l’UE/AELE bénéficient de la libre circulation des personnes. À l’inverse, un ressortissant d’État tiers relève de la législation suisse sur les étrangers, avec des exigences de qualification et d’admission nettement plus strictes.
Votre situation se lit donc selon deux voies distinctes, même après plusieurs années de résidence légale en France. Pour un Européen, le contrat ouvre en principe l’accès au marché suisse et détermine le permis requis. Pour un candidat non européen, l’employeur doit soutenir la demande auprès des autorités compétentes, sans garantie d’acceptation. Le repère pratique est donc le suivant.
- Français ou citoyen de l’UE/AELE : formalités allégées sur présentation d’un contrat suisse.
- National d’un pays hors UE/AELE : admission restrictive portée par l’employeur devant l’autorité cantonale.
Le ressortissant français ou citoyen de l’UE/AELE
Les ressortissants français et européens disposent d’un régime d’admission allégé dès qu’un employeur suisse les engage. Fondé sur l’accord de libre circulation, ce cadre écarte les quotas et la priorité nationale. Une activité inférieure à trois mois par année civile relève généralement d’une annonce en ligne. Au-delà, la durée du contrat et le lieu de résidence déterminent la demande d’un permis L, B ou G auprès des autorités.
Les attentes linguistiques varient selon le métier, l’entreprise et le canton visé. Il est donc possible de travailler en Suisse sans parler allemand, notamment à Genève, Vaud, Neuchâtel, dans le Jura ou les zones francophones du Valais et de Berne. Cette possibilité ne supprime aucune formalité : le contrat signé, une pièce d’identité et un justificatif de domicile permettent de déclarer l’activité ou de constituer le dossier requis.
Le ressortissant d’un État tiers résidant en France
Résider légalement en France ne transfère aucun droit professionnel de l’autre côté de la frontière. Même valable dix ans, une carte de séjour française reste insuffisante pour exercer en Suisse. Le candidat non européen doit obtenir une autorisation cantonale avant sa prise de poste, puis suivre la procédure fédérale applicable. Son droit de séjour français ne représente qu’un critère examiné.
L’employeur joue ici un rôle décisif, car la demande ne repose pas sur le seul contrat signé. Les conditions de recrutement lui imposent de justifier ses recherches et l’absence de candidat suisse ou européen adapté. L’autorité apprécie aussi les qualifications, l’expérience, le salaire, les contingents disponibles et l’intérêt économique du recrutement. Les profils hautement qualifiés sont mieux placés, sans garantie.
Les permis suisses correspondent à la durée et au lieu de résidence
La situation professionnelle et le domicile déterminent l’autorisation adaptée. Le permis G correspond au statut de frontalier : vous habitez en France, travaillez en Suisse et retournez à votre domicile principal au moins une fois par semaine. Pour les citoyens de l’UE/AELE, ce permis de travail suisse vaut cinq ans lorsque le contrat atteint douze mois ou davantage ; pour un contrat plus bref, sa validité épouse celle de l’engagement.
Les permis L, B et C concernent les travailleurs qui établissent leur domicile sur le territoire helvétique. Le permis L, conçu comme un permis de courte durée, accompagne en principe un contrat inférieur à douze mois. Le permis B s’adresse aux personnes engagées pour au moins un an ou sans échéance contractuelle et suppose une résidence en Suisse. Le permis C, accessible après plusieurs années de séjour légal selon la nationalité, accorde alors un droit d’établissement durable.
Un ressortissant d’un État tiers peut-il obtenir un permis G ?
Pour un ressortissant d’un État tiers établi en France, la carte française ne suffit pas pour accéder au marché du travail helvétique. L’obtention d’un permis G suisse exige un droit de séjour durable dans l’État voisin, six mois de résidence préalable dans sa bande frontalière et une offre conforme aux règles suisses. Ces conditions sont cumulatives : leur examen relève du canton où se trouve le poste, qui peut refuser le dossier si l’une manque.
Cette voie demeure soumise au régime restrictif réservé aux personnes hors UE/AELE. Le projet d’emploi frontalier doit être autorisé sur demande de l’employeur, qui prouve le respect de la priorité donnée aux marchés suisse et européen. Le salarié garde son domicile en France et y retourne au moins une fois par semaine. Délivrée pour un an, l’autorisation reste territorialement limitée.
- Détenir un titre français établissant un droit de résidence permanent.
- Résider depuis au moins six mois dans la bande frontalière reconnue.
- Présenter une offre d’emploi dans la zone frontalière suisse.
- Satisfaire aux conditions de rémunération et de qualification applicables.
- Retourner au domicile français au moins une fois par semaine.
Le droit de séjour durable en France
La seule durée de validité du titre français ne démontre pas le caractère permanent du séjour. Une carte de résident valable dix ans satisfait en principe au critère suisse, sous réserve du contrôle exercé par l’autorité cantonale. Le statut de résident longue durée-UE peut aussi fournir une preuve recevable, puisqu’il atteste un ancrage stable en France plutôt qu’une présence provisoire sur le territoire.
À l’opposé, un visa de court séjour, une autorisation provisoire ou un titre temporaire demeurent d’ordinaire insuffisants. Le titulaire d’un séjour de longue durée présente la copie recto verso de son document, contrôle sa date d’expiration et joint, si besoin, la preuve du renouvellement demandé. L’autorité cantonale étudie la nature du titre avant de rendre sa décision sur l’autorisation de travailler en Suisse.
La résidence préalable dans la zone frontalière
Avant sa demande, le candidat non européen doit avoir résidé légalement six mois dans la bande définie par les accords applicables. Cette résidence depuis six mois doit être effective et continue, pas seulement déclarée. Un bail, des factures d’énergie, des avis d’imposition ou des attestations administratives permettent de retracer l’occupation du logement en France.
Le périmètre retenu dépend des accords frontaliers applicables au canton d’emploi. La zone frontalière française couvre l’Ain et la Haute-Savoie, ainsi que certaines parties du Doubs, du Jura, du Territoire de Belfort et du Haut-Rhin. Pour un ressortissant d’État tiers, les limites encadrent le domicile et le lieu de travail. Une adresse extérieure au périmètre exclut ce statut, même si les trajets restent réalisables.
La priorité accordée aux candidats suisses et européens
La signature du contrat ne garantit pas l’octroi de l’autorisation. Avant de recruter un ressortissant d’État tiers, l’entreprise respecte la priorité du marché local, accordée aux travailleurs disponibles en Suisse ainsi qu’aux citoyens de l’UE ou de l’AELE. Elle doit établir qu’aucun candidat accessible, possédant les qualifications requises, ne pouvait occuper le poste aux conditions proposées.
Pour étayer cette démarche, le dossier réunit les annonces publiées, leurs dates de diffusion, les recherches auprès des offices de placement, le nombre de candidatures et les motifs objectifs de refus. Un CV pour un job en Suisse présente clairement les diplômes, l’expérience et les compétences linguistiques, mais ne remplace jamais les justificatifs fournis par l’employeur. Le salaire et les autres conditions doivent respecter les usages de la profession et du canton.
Le permis G reste la voie principale pour travailler depuis la France
Le permis G permet de résider en France tout en occupant un poste salarié ou indépendant sur le territoire suisse. Ce cadre de travailleur frontalier impose un retour hebdomadaire en France, sans exiger des trajets quotidiens. Pour les citoyens de l’UE/AELE, aucune zone frontalière ne borne la résidence et l’emploi. Un contrat inférieur à douze mois donne une autorisation alignée sur sa durée ; dès un an, ou avec un CDI, le titre court cinq ans.
Les ressortissants d’États tiers relèvent d’un examen plus strict par l’autorité cantonale. Leur domicile principal français doit se situer dans la zone frontalière, où ils auront résidé au moins six mois. Ils doivent détenir un droit de séjour durable en France ; l’employeur prouve, pour sa part, le respect de la priorité aux candidatures suisses et européennes. La validité du permis G atteint un an, renouvelable ; changer d’emploi appelle une nouvelle autorisation cantonale avant l’embauche.
| Profil | Conditions principales | Durée du permis | Obligations |
|---|---|---|---|
| Citoyen de l’UE/AELE | Résidence dans l’UE/AELE et activité professionnelle en Suisse | 5 ans pour un contrat d’au moins un an ou un CDI ; durée du contrat en dessous d’un an | Regagner la résidence étrangère au moins une fois par semaine |
| Ressortissant d’un État tiers | Droit de séjour durable, résidence depuis 6 mois dans la zone frontalière et priorité du marché du travail respectée | 1 an, avec renouvellement sous conditions | Respecter les zones frontalières et obtenir une autorisation pour changer d’emploi |
Quelles démarches accomplir avant la prise de poste ?
Après la signature, l’entreprise et le candidat rassemblent les informations nécessaires à l’autorité du canton où l’activité sera exercée. Le contrat de travail signé permet d’examiner la fonction, la durée d’engagement, le salaire et le taux d’activité. Selon la nationalité, le lieu de résidence et la durée prévue, le dossier suisse relève d’une autorisation de courte durée, de séjour ou d’un permis frontalier G.
La procédure applicable détermine les formulaires à transmettre et l’autorité chargée de statuer. Une demande de permis est déposée, sauf lorsqu’une déclaration préalable suffit pour certaines prestations de courte durée relevant de l’accord UE/AELE. Les formalités cantonales peuvent varier entre Genève, Vaud, Neuchâtel et le Jura. L’administration vérifie les justificatifs, réclame au besoin un complément, puis rend sa décision. Le titre de séjour français ne se substitue jamais à l’autorisation suisse.
À retenir : la signature du contrat suisse ne vaut pas autorisation de travail. Le permis ou la déclaration exigée doit être validé avant le début de l’activité.
La constitution du dossier
La composition du dossier dépend du canton, du permis visé et de la nationalité du candidat. Il réunit une copie du passeport ou de la carte d’identité, le contrat suisse, une photographie et un justificatif de domicile en France. Le ressortissant d’un État tiers ajoute son titre de séjour français et, pour un permis G, les preuves d’un droit de séjour durable ainsi que de sa résidence préalable dans la zone frontalière. Les formulaires cantonaux et les attestations liées au poste complètent les pièces administratives requises. Une traduction certifiée peut être réclamée pour certains documents étrangers.
Le rôle de l’employeur suisse
L’entreprise décrit précisément le poste, le taux d’activité, le salaire et le profil recherché attendu. Selon la procédure cantonale, le dépôt par l’employeur est obligatoire ou préparé avec le candidat. Pour un ressortissant hors UE/AELE, elle doit justifier le recrutement en Suisse en exposant les recherches menées auprès des candidats suisses et européens, sauf dérogation. Elle échange avec l’office cantonal, répond aux demandes et transmet les annonces, les candidatures reçues ainsi que les motifs de refus. Cette preuve de priorité ne s’applique pas de la même façon au citoyen français ou européen bénéficiaire de la libre circulation.
Les délais varient selon le statut
Les dossiers UE/AELE complets suivent généralement une procédure plus légère que les demandes déposées par des ressortissants d’États tiers. Le délai de traitement peut se limiter à quelques jours ouvrables, avec des estimations de 5 à 10 jours. Pour un candidat hors UE/AELE, l’examen dure plusieurs semaines et peut approcher trois mois, car le canton contrôle les qualifications, le salaire, les quotas et la priorité du marché du travail. Les indications publiées par la plateforme Indeed en Suisse restent indicatives ; seule l’autorité confirme l’avancement et la décision.
Le travail ne commence qu’après autorisation
La date prévue au contrat ne suffit pas à ouvrir le droit d’exercer valablement en Suisse. Une prise de poste autorisée intervient après la délivrance du permis ou l’enregistrement de la déclaration exigée pour l’activité concernée. Un début anticipé expose le salarié et l’entreprise à des sanctions administratives, telles qu’une amende, un refus d’autorisation ou des difficultés lors d’une future demande.
L’employeur risque aussi des poursuites pénales ou une interdiction de recruter des travailleurs étrangers. Avant le premier jour, une confirmation écrite de la validation cantonale doit donc être obtenue, puis conservée avec les documents professionnels.
Le statut frontalier impose des obligations durables
Le titulaire d’un permis G garde sa résidence principale en France et rejoint, en principe, son domicile au moins une fois par semaine. Ce rythme atteste la réalité du statut, tandis que les obligations du frontalier comprennent le maintien d’une adresse française effective et la présentation de justificatifs récents lorsque l’administration cantonale les demande dans le cadre d’un contrôle administratif ponctuel.
Toute évolution professionnelle ou personnelle doit être déclarée à l’autorité cantonale compétente, selon votre nationalité et votre lieu d’activité. Un changement d’employeur peut relever d’une annonce pour un citoyen UE/AELE, alors qu’un ressortissant d’État tiers doit généralement recevoir une autorisation préalable. Le renouvellement du permis se demande avant l’échéance, et tout changement de domicile se signale sans attendre. Les principales déclarations peuvent ainsi concerner les situations suivantes :
- la signature d’un contrat avec une autre entreprise suisse ;
- la modification de la profession ou des conditions d’activité ;
- le déménagement vers une nouvelle adresse française ou suisse ;
- l’arrivée à échéance du permis G.
Comment anticiper la fiscalité, la protection sociale et le télétravail ?
Résider en France tout en percevant un salaire suisse fait intervenir les règles de deux pays. La fiscalité franco-suisse dépend du canton où vous exercez, tandis que les cotisations sociales suisses couvrent la retraite, la prévoyance et le chômage. Le montant brut affiché sur votre contrat ne reflète donc pas, à lui seul, le gain réel procuré par le poste.
L’analyse d’une offre passe par l’assurance maladie, les trajets, le change et les modalités de travail à distance. Le télétravail transfrontalier relève de dispositions fiscales qui ne se confondent pas avec les règles de sécurité sociale. Une simulation adaptée à votre situation permet de rapprocher le revenu net disponible des frais supportés des deux côtés de la frontière, plutôt que d’appliquer un calcul standard à tous les travailleurs.
L’imposition dépend du canton d’emploi
Huit cantons relèvent de l’accord franco-suisse du 11 avril 1983 : Berne, Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Vaud, Valais, Neuchâtel et Jura. Lorsque les conditions du statut frontalier sont remplies, le salaire est imposé en France. Celle-ci reverse aux cantons concernés une compensation égale à 4,5 % de la masse salariale brute. Le salarié transmet à son employeur une attestation de résidence fiscale et déclare ses revenus suisses en France.
La règle change dans le canton de Genève, qui n’appartient pas à ce dispositif. L’employeur y prélève généralement un impôt à la source sur le salaire, selon un barème tenant compte du revenu et de la situation familiale. La rémunération doit encore figurer dans la déclaration française, mais un crédit d’impôt conventionnel prévient la double imposition. Changer de canton d’emploi peut ainsi modifier sensiblement le revenu réellement disponible.
Les cotisations sociales sont principalement versées en Suisse
Un salarié frontalier cotise en principe dans le pays où il exerce son activité. Les retenues financent l’AVS, l’assurance-invalidité, les allocations pour perte de gain et l’assurance chômage suisse. Aucun pourcentage global ne vaut pour tous les contrats : le montant varie selon le salaire, l’âge, la couverture proposée par l’entreprise et la répartition des contributions entre l’employeur et le salarié.
La prévoyance professionnelle suisse, appelée deuxième pilier, complète la retraite de base des salariés assujettis à la LPP. Les prélèvements dépendent de l’âge, de la caisse de pension et du dispositif retenu par l’employeur. Lors d’un chômage complet, le frontalier domicilié en France demande en principe son indemnisation à France Travail. Les périodes cotisées en Suisse sont prises en compte sur présentation des justificatifs requis.
L’assurance maladie laisse un droit d’option encadré
Le travailleur frontalier peut être couvert par la LAMal suisse ou par le régime français. Ce droit d’option s’exerce en principe dans les trois mois suivant le début de l’activité en Suisse. Les formalités associent le service cantonal compétent et la caisse primaire d’assurance maladie française. En l’absence de demande recevable pendant ce délai, l’autorité suisse peut prononcer une affiliation d’office au régime LAMal.
Le prix d’une assurance maladie frontalière répond à des calculs différents selon le système retenu. Sous la LAMal, la prime dépend de l’assureur et de la formule souscrite. En France, la cotisation repose sur le revenu fiscal de référence après abattement. Le choix devient en principe irrévocable, sauf nouveau fait générateur reconnu, comme une reprise d’activité après le chômage ou une modification du statut professionnel.
Le télétravail transfrontalier reste plafonné
L’accord fiscal entre la France et la Suisse autorise jusqu’à 40 % de travail à distance sur une année sans déplacer l’imposition du salaire vers l’État de résidence, sous réserve des conditions applicables. Ce seuil de télétravail exige un décompte précis des journées concernées. Les missions professionnelles, les déplacements et les journées travaillées depuis un pays tiers peuvent suivre un traitement fiscal distinct.
Travailler depuis votre domicile français agit aussi sur votre affiliation sociale. Depuis le 1er juillet 2023, l’accord-cadre multilatéral peut maintenir la sécurité sociale suisse lorsque l’activité à distance dans l’État de résidence demeure inférieure à 50 %, sous conditions et avec un certificat A1. Le plafond fiscal annuel de 40 % et la limite sociale de moins de 50 % doivent donc être examinés séparément.
Le salaire suisse doit être rapproché des charges réelles
Aucun salaire minimum fédéral ne s’applique à l’ensemble du pays. Il n’existe donc pas de SMIC en Suisse uniforme, bien que Genève, Neuchâtel, Jura, Tessin et Bâle-Ville aient instauré un minimum cantonal. Des conventions collectives prévoient aussi des seuils dans certaines branches. Une offre comprise entre 4 000 et 6 000 CHF ne s’évalue qu’au regard du métier, du taux d’activité et de la durée hebdomadaire contractuelle.
Le calcul final doit intégrer le coût de la vie, le logement en France, les transports, le stationnement, les assurances, la fiscalité et les frais de change. Le temps passé sur les routes frontalières mérite aussi d’être rapproché du salaire net. Vérifiez les horaires et les congés, fixés à quatre semaines au minimum en Suisse. De longs trajets quotidiens vers Genève, Vaud ou Bâle peuvent réduire l’intérêt d’une rémunération brute attractive.
Nationalité, contrat et permis forment le socle d’un projet conforme
Votre carte de séjour établit votre résidence légale en France, sans ouvrir par elle-même l’accès au marché du travail suisse. La nationalité fixe le cadre juridique applicable, alors que le contrat détermine le permis à solliciter selon la durée de l’emploi et votre lieu de vie. La conformité du dossier tient à l’accord entre ces données, les justificatifs transmis et les exigences du canton compétent. Un dossier précis évite ainsi les incohérences susceptibles de retarder son examen.
Pour un ressortissant d’un État tiers, un droit de séjour durable peut renforcer un projet professionnel frontalier lorsqu’il atteste une résidence dans la zone frontalière. Ce titre demeure une pièce d’appui : il ne remplace jamais une autorisation suisse valide. Avant la prise de poste, l’employeur et le candidat suivent la procédure cantonale compétente. Pour les candidats hors UE/AELE, l’administration examine les conditions d’admission et la priorité accordée aux travailleurs suisses ou européens.
C’est injuste pour les non-Européens. Pourquoi y a-t-il deux poids deux mesures entre les Européens et les autres?
Ma compagne est écossaise et bien qu’elle réside en France depuis 23 ans et qu’elle a toujours travaillé en Suisse, avec l’arrivée de BREXIT elle n’a plus accès au marché de l’emploi suisse.
Je trouve qu’elle a été sévèrement sanctionnée et il serait juste de tenir compte des anciens frontaliers en leur octroyant des permis de travail à titre exceptionnel du fait qu’ils étaient déja intégrés.
Bonjour, je suis anglaise et je voulais savoir pourquoi votre femme n’a plus accès au marché suisse.
Est ce qu’ils refusent de lui donner un permis G ou c’est les employeurs qui ne veulent pas faire les démarches?
Merci pour votre retour.
Cordialement
Je trouve que les démarches pour obtenir le permis de travail sont quand même assez lourdes. Il faut préparer beaucoup de documents et ça peut varier d’un canton à l’autre.
C’est complètement déroutant. J’ai l’impression que malgré les accords, il y a trop de barrières administratives. Pas très accueillant tout ça.
C’était comme ça en France. Mais maintenant, ils ne trouvent plus de travailleurs dans le secteur de la construction pour effectuer des travaux qui nécessitent une physique difficile. Et ils donnent un visa et un permis de séjour à tout le monde. Bientôt, ils ne trouveront plus d’ouvriers du bâtiment en Suisse et mendieront de la main d’œuvre. Actuellement, dans toute l’Europe, personne n’exerce des métiers qui demandent de la force et de la force physique
Franchement toop
Je pense quant on est de bonnes fois, la juridiction doit se basé sur le k judiciaire. Mais pas lui est afreu et elle est meu chezembe.
En français ça donne quoi? Très peu de chance pour vous. La Suisse n’est pas la « france » vu
elle n est pas a ton père non plus, vu
Je travaille en Suisse et je trouve que les procédures sont adéquates. Elles protègent notre marché du travail et assurent des conditions équitables pour tous.
Les accords bilatéraux entre la France et la Suisse ont l’air d’avoir beaucoup d’impact sur le travail. C’est bien que les qualifications soient reconnues facilement.
Je suis chauffeur de car et bus permis D titre professionnel de transport de voyageur j’habite à côté de Genève en haute Savoie 15 années d’expérience en urbain interurbain si vous connaissez un employeur sur Genève ou même directions Nyons Lausanne j’ai une carte de résidence en France depuis 1974 nationalité marocaine étudie toute proposition merci d’avance
Mon fils français a une opportunité dans le canton de Vaud comme ingénieur il est diplômé avec un peu expérience,a déjà bossé 1 an en suisse,la serait pour un CDI.
Point de vue administratif SS impôts coût vie,lui veut foncé y aller aime ce pays
Qu’en pensez vous de toute façon il sera resident
Bonjour.
Juste un renseignement pour la Suisse. Je suis aide soignante d’origine Camerounaise de nationalité française , je souhaite travailler ds les maisons de retraite avec une expérience 5ans .
Franchement, cet article est trop complexe et décourageant. On dirait qu’ils ne veulent pas vraiment de travailleurs étrangers avec toutes ces règles.
Je ne savais pas que les frontaliers avaient besoin d’un permis G spécifique pour travailler en Suisse. Cela semble complexe mais bien organisé.
Pourquoi est-ce si compliqué? Les accords bilatéraux sont censés faciliter les choses, non? Là, ça paraît être tout l’inverse.
Je ne suis pas d’accord, c’est trop compliqué d’obtenir un travail en Suisse. Ils devraient simplifier les démarches pour les Français.
C’est intéressant de voir que même avec un titre de séjour français, on ne peut pas automatiquement travailler en Suisse. Il faut vraiment s’informer sur ces permis B et L.
Merci pour ces informations ! C’est bien de rappeler l’importance de respecter les lois suisses pour travailler. On oublie parfois qu’il peut y avoir des sanctions.
Je ne suis pas convaincue. Pourquoi les Suisses devraient-ils donner la priorité aux travailleurs français quand il y a déjà des chômeurs en Suisse?
Les Suisses ne donnent pas la priorité aux français, ils les embauchent parce qu’ils les paient moins cher et surtout pour le travail qu’ils ne veulent pas faire
Je trouve ça injuste. Si on vit en France, pourquoi ne pourrait-on pas travailler en Suisse plus facilement ? Les démarches ont l’air d’un vrai parcours du combattant.
Je pense que l’article minimise les difficultés. C’est bien plus dur que ça en a l’air pour obtenir un permis de travail suisse.
Article peu encourageant… J’avais envie de tenter l’aventure mais là, je me sens découragée avec toute cette bureaucratie.
Ce post est très informatif, surtout sur le processus administratif. Je pense que ça va vraiment aider ceux qui cherchent à travailler en Suisse.
Bonjour je mapelle lorenzo jhabite a lile maurice je suis marié et je voudrai savoir comment faire pour venir travailler en suisse moi et mon épouse…[je suis animateur (pour les enfants adults etc..,aide cuisinier,peintre,jardinier,maşon et chanteur]et mon épouse et valet de chambre[aide menagére depuis a lhotel]..mersi beaucoup de nous renseigner sur notre demande wt bonne journee a vous et votre equipe…
Bonjour, Savez-vous si un ressortissant non EU titulaire d’un permis français de longue durée (10 ans) peut demander un permis G ? sans encore vivre à la frontière ? c’est-à-dire déménager et demander le permis immédiatement?