François Hollande à la rescousse pour réformer les institutions ?

Tout juste réélu président de la République, Emmanuel Macron souhaite réformer les grandes institutions françaises. Et il songerait à faire appel à François Hollande pour mener à bien ce projet.

Un grand projet autour des institutions

Il y a quelques semaines Emmanuel Macron s’est entretenu avec son prédécesseur François Hollande. L’objet de leur rencontre ? Réformer les institutions françaises. Pour son deuxième quinquennat, le président réélu a un enjeu de taille : rassembler le peuple français, totalement divisé. Face à la crise de la représentativité dans la démocratie française, Emmanuel Macron envisage de réformer les institutions.

« Ma proposition, c’est de pouvoir mettre en place une commission transpartisane avec toutes les sensibilités politiques, qui puisse ensuite soumettre aux deux assemblées une proposition de réforme de notre Constitution pour précisément la renouveler et l’améliorer. » avait déclaré le chef de l’État le 13 avril dernier.

Durant sa campagne électorale, il avait affirmé être ouvert à un retour du septennat « avec des mid-terms ». Soit des élections législatives de mi-mandat à l’Assemblée nationale, comme c’est le cas aux États-Unis. Il a également évoqué l’instauration d’une proportionnelle intégrale aux élections législatives.

Collaboration avec François Hollande ?

Pour mettre en place ces nouvelles réformes, Emmanuel Macron devra d’abord présenter son projet à l’Assemblée nationale et au Sénat. En effet, dans le cas d’une proposition de révision de la Constitution, le Parlement doit obligatoirement donner son accord. Et il semblerait qu’Emmanuel Macron souhaite que François Hollande dirige cette commission.

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« Pour que cela fonctionne, il faut d’abord, et vraiment, que cette commission soit transpartisane. Or, des gens comme les Insoumis risquent de ne pas vouloir en être. Ou s’ils en seront, ils feront tout pour faire canarder le truc… », a indiqué un proche du président. Pour le moment, il faudra attendre le résultat des législatives pour avoir une idée de la composition de l’Assemblée nationale.

« La responsabilité qui nous incombe est énorme, nous le savons, et elle est partagée. Quand 30 % des Français s’abstiennent, c’est ensemble que l’on doit trouver une solution. Or le propre des oppositions ces cinq dernières années a été principalement de s’opposer pour s’opposer. Désormais il va nous falloir proposer et trouver des consensus ensemble dans l’intérêt de notre démocratie. » a analysé la secrétaire d’État Olivia Grégoire.

Inquiet pour le futur du Parti Socialiste, François Hollande s’est opposé à une alliance avec la France Insoumise aux législatives. Sans pour autant révéler s’il sera candidat ou non aux élections.