« Messe inclusive » : des catholiques exclues de la paroisse de Saint-Pierre de Montrouge

La paroisse Saint-Pierre de Montrouge à Paris a évincé les membres d’un collectif féministe pour l’organisation d’une « messe inclusive ». 

Un messe polémique

Polémique du féminisme dans l’Église : à la suite du la messe « inclusive », le collectif Féminisme en Église a été évincé de la paroisse Saint-Pierre de Montrouge (Paris). Cette messe féministe a eu lieu le dimanche 3 avril, dans la chapelle des soeurs auxiliatrices. Le problème ? C’est une femme qui a lu tous les textes bibliques. Le but de la messe était de repenser la place de la femme dans un milieu patriarcal. Le collectif a déclaré vouloir proposer « plus de visibilité aux femmes dans la liturgie ». Les participantes ont confiés à Libération qu’elles ne s’attendaient pas à de telles réactions.

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La paroisse et le diocèse ont exprimé leur indignation, signalant que les organisatrices ne les avaient pas prévenus. Toutefois, le désaccord de la communauté catholique s’était déclenché avant la messe elle-même. Au sein de l’Église, l’affiche où « Dieu.e » est mentionné en écriture inclusive a suscité un effroi sans précédent. Le père Denis Branchu a dénoncé dans un communiqué l’organisation apparemment autonome du collectif. « Le groupe Féminisme en Église a pris l’initiative, sans m’en parler de proposer de participer à une messe ‘féministe’ » a-t-il affirmé. Le curé a déploré un manque « d’expérience et de discernement » de la part du groupe.

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Mais dans une interview anonyme pour Libération, des membres de Féminisme en Église ont une autre version. « On avait pourtant envoyé un mail (…) au 250 personnes inscrites sur notre site, dont le père Branchu », ont-elles contesté. Elles précisent que jusqu’à la messe elle-même, le curé ne s’était pas opposé à l’initiative. Un communiqué publié sur leur site confirme : « la célébration a été (…) annoncée via sa liste de diffusion, à laquelle M. Branchu est abonnée ». 

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C’est pourquoi à la suite de son exclusion, Féminisme en Église a déploré les « profondes résistances » sur la « réflexion de la place de la femme dans l’Église ». De plus, leur communiqué dénonce la « vague de haine » et « la violences des réactions » à leur initiative. C’est l’exemple du chef d’édition de la chaîne KTOTV, Grégoire Deren qui a qualifié « d’affligeant » le mouvement du collectif. Relayé sur les médias catholiques, l’information s’est rapidement tournée en polémique. Cela leur a valu des critiques virulentes, significatives de la pensée traditionaliste. 

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