Ce métier recherché au Luxembourg rapporte jusqu’à 4 866€ par mois et recrute sans qualification

Par Frederic Becquemin

Au Luxembourg, un métier de terrain se hisse parmi les plus convoités, avec des rémunérations pouvant atteindre 5 500 euros par mois et une porte ouverte à ceux sans diplôme.

Les laveurs de vitres sillonnent bâtiments, pour des sociétés de nettoyage qui peinent à recruter au Grand-Duché. Portés par des conventions collectives, leur salaire mensuel brut dépasse celui de métiers voisins, alors qu’il s’agit d’un emploi sans diplôme à l’embauche. Ce décalage entre exigences et niveau de rémunération crée une niche dans le marché du travail luxembourgeois, où les frontaliers voient une occasion d’améliorer leur pouvoir d’achat.

Un salaire tiré vers le haut par la convention du nettoyage

Au Luxembourg, la rémunération des laveurs de vitres est encadrée par la dernière mise à jour du 1er mai 2025, index 968,04, qui régit le nettoyage de bâtiments. Selon Lohnspiegel, la grille du groupe 2 fixe entre 18,0772 € et 18,7790 € l’heure pour 40 heures hebdomadaires.

Pour un débutant, ce niveau donne 3 200 à 3 500 € par mois, tandis que les profils confirmés atteignent 5 606 €. Ce taux horaire brut découle de la convention collective du nettoyage et de l’indexation des salaires, un frontalier français gardant 70 à 75 % du brut, avec près de 18 € l’heure contre 16 € en Belgique.

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CatégorieTaux Horaire Brut (€)Salaire Mensuel Estimé (40h/sem)
Groupe 2 Cat. 118,0772~3.200-3.500
Groupe 2 Cat. 218,7790~3.400-3.800
Expérimenté (5 ans)3.643-4.866

Ce que les employeurs demandent vraiment sur le terrain

Les annonces publiées au Luxembourg ne s’attardent pas sur les diplômes, mais privilégient une expérience de 1 à 2 ans en lavage de vitres professionnel. La capacité à intervenir sur façades vitrées ou toits d’immeubles, avec un vrai aisance pour le travail en hauteur, revient systématiquement dans les entretiens.

En coulisses, les recruteurs apprécient surtout les candidats mobiles et autonomes. Un permis B recommandé, la capacité à utiliser une nacelle élévatrice et l’usage correct des équipements de protection individuelle figurent dans la plupart des fiches de poste en 2026, avec en bonus une vraie valeur ajoutée pour ceux qui comprennent bien le français et disposent d’un véhicule. Les critères les plus cités apparaissent ci‑dessous.

  • Expérience récente de 1 à 2 ans en lavage de vitres professionnel, idéalement au Luxembourg ou en Grande Région.
  • Absence de vertige et capacité à travailler sur échelles, toits ou façades vitrées élevés.
  • Flexibilité pour intervenir tôt le matin, en soirée ou certains week-ends selon les chantiers.
  • Bonne condition physique et sens du service face aux clients particuliers et aux entreprises.
  • Compréhension du français, voire d’autres langues, pour suivre les consignes de sécurité.
  • Véhicule personnel apprécié pour rejoindre plusieurs sites dans la même journée.

Pourquoi le Luxembourg recrute autant de laveurs de vitres en 2026

En février 2026, Jooble recense plus de 377 postes de laveur de vitres au Luxembourg, tandis qu’Indeed et Moovijob affichent plus d’une vingtaine d’annonces ciblées. Ces offres d’emploi actives passent en grande partie par des agences d’intérim comme Manpower, Randstad, Arhis HR, Onet ou Proman, avec des missions à Luxembourg-Ville, Esch-sur-Alzette ou Wiltz.

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Cette demande progresse depuis des années. D’après Luxtoday, le secteur du nettoyage employait 11 203 salariés en 2019, soit 2,7 % de la main-d’œuvre après une hausse de 42 % en dix ans et une part de 2,53 % en 2021, avec des salaires d’intérim entre 13,4 et 14,8 € de l’heure ou 2 000 à 2 600 € par mois, alimentés par l’extension des bureaux vitrés.

Horaires, pénibilité, sécurité : la réalité derrière l’annonce

Le quotidien sur les chantiers suit rarement un horaire classique. Entre 6 h et 22 h, les plannings alternent interventions tôt le matin ou tard le soir, avec des horaires décalés qui s’ajoutent à un travail physique exigeant : port de seaux, déplacements sur échelles, gestes répétitifs toute la journée.

Les entreprises forment leurs équipes à intervenir en façade, avec harnais, lignes de vie et procédures pour limiter les chutes. La sécurité au travail s’accompagne alors de primes et avantages : contrats 40 heures, missions d’intérim de 3 à 6 mois menant au CDI, tandis que les chefs d’équipe du groupe 3 touchent 19,48 à 20,18 € de l’heure, soit 3 000 à 3 500 € nets.

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