Un an après l’arrivée de Bridgepoint à son capital, LumApps accélère encore, avec le rachat de Comeen et une ambition intacte, élargir son terrain de jeu sans ralentir la cadence.
Déjà porté par une croissance externe soutenue, l’éditeur lyonnais revendique plus de 150 millions de dollars de revenus récurrents. Sa plateforme intranet d’entreprise s’ouvre un peu plus encore aux usages du bureau et du terrain, des salles de réunion à l’accueil des visiteurs, jusqu’à l’affichage dynamique, dans un même ensemble. Le cap annoncé, 300 millions de revenus en 2028, dit tout, ou presque.
Depuis Bridgepoint, une croissance portée par les rachats
Depuis sa vente à Bridgepoint en 2024 pour 650 millions de dollars, LumApps a changé de dimension. La société de Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon, s’appuie désormais sur un fonds de private equity, une opération devenue l’une des grandes sorties de la French Tech de l’année en France ces derniers mois.
Ce mouvement s’est prolongé avec Beekeeper, société suisse tournée vers les salariés de terrain. L’acquisition de Beekeeper a porté la valorisation du groupe à 1,2 milliard de dollars et accéléré son changement d’échelle dans les restaurants, magasins et usines sur plusieurs marchés très dispersés désormais.
Comeen apporte salles, visiteurs et affichage dynamique
A Bordeaux, Comeen, fondée en 2018 par Benjamin Gauthier, entre dans le giron de LumApps avec ses 33 salariés. La société, qui n’a levé que 1,5 million au total, apporte une gestion des espaces de travail centrée sur l’occupation en temps réel, les visiteurs préenregistrés et les accès du jour dans les bureaux.
Ses briques couvrent aussi les écrans et les salles déjà utilisés avec LumApps chez Veolia. La réservation de salles et l’affichage dynamique complètent ainsi l’intranet, afin de relier communication interne, services quotidiens et vie de bureau dans un même logiciel intégré.
Nous poursuivons notre vision, qui consiste à simplifier la vie de l’employé, où qu’il soit.
Sébastien Ricard
De Bordeaux à Austin, un ancrage commun qui facilite le rapprochement
Le dossier reposait sur des liens déjà noués entre les deux sociétés. Dès 2020, leur travail commun pour Veolia autour des écrans a posé les bases d’une collaboration avec Veolia, partagée entre Bordeaux, Lyon et les Etats-Unis alors.
Un autre point de contact pèse dans le rapprochement : les deux entreprises partagent des implantations au Texas. Ces bureaux à Austin offrent à LumApps un ancrage utile dans une ville technologique portée par son université, des loyers plus doux et une stabilité recherchée sur place.
Une rentabilité en hausse dans un marché dominé par les grands éditeurs
Sur le plan financier, LumApps avance avec des repères plus favorables qu’il y a un an. Le groupe revendique 150 millions de dollars de revenus annuels récurrents et des marges en progression, passées de 12 % en 2025 à 20 % depuis le début de 2026 pour soutenir son cap 2028.
Le produit évolue dans le même temps avec l’arrivée d’outils automatisés pour les usages internes. Ces agents IA métiers, comme la recherche d’une salle pour dix personnes, servent de réponse face à une concurrence logicielle où reviennent ServiceNow et Microsoft en face.