Deux anciens de StaffMe lèvent 500 000 € avec Pesia pour automatiser la paie de l’intérim

Un bulletin de paie sur écran illustre le projet de Pesia pour l'intérim
Pesia lève 500 000 € pour réduire les saisies liées à la paie des intérimaires / crédit : Mediavenir Business
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Contrats courts, bulletins à produire, déclarations sociales à transmettre : la paie des intérimaires impose encore des saisies manuelles dans les agences. Fondée en janvier 2026, la startup Pesia veut alléger cette charge.

Deux anciens de StaffMe ont cofondé Pesia, dont l’équipe a interrogé une quarantaine de groupes d’intérim avant de concevoir sa solution. Incubée à KEDGE Business School, l’entreprise vient de lever 500 000 euros pour développer un logiciel de paie destiné aux agences de travail temporaire. Son objectif affiché : jusqu’à 1 000 bulletins mensuels par gestionnaire, contre environ 400 avec les outils actuels.

Des business angels de l’intérim et des ressources humaines au capital

Pesia a été fondée en janvier 2026 pour alléger la production des paies dans l’intérim. Sa première levée de fonds de 500 000 euros rassemble des business angels issus du travail temporaire et des ressources humaines. La jeune pousse poursuit son incubation chez KEDGE Business School.

Stanislas Denis et Fabien Lefrançois ont lancé Pesia avec Amandine Cornil. Leur expérience chez StaffMe s’est construite à la direction financière pour le premier et à la direction technique pour le second. Juriste de la paie intérimaire, Cornil apporte son expertise au trio, qui a interrogé une quarantaine de groupes d’intérim auparavant.

Jusqu’à 1 000 bulletins par mois et par gestionnaire annoncés

Entre la signature d’une mission et l’émission du bulletin, les données passent par plusieurs outils. Pesia les relie et soumet les calculs à des contrôles automatisés, afin de réduire les ressaisies de contrats et de déclarations sociales. Les gestionnaires de paie peuvent produire jusqu’à 1 000 bulletins mensuels, contre quelque 400 avec les outils actuels. Son moteur, capable de générer 10 000 bulletins en moins de dix minutes, ne mesure pas la productivité d’une personne. Pesia vise 4 000 bulletins mensuels par gestionnaire grâce à des agents d’intelligence artificielle.

Notre objectif est qu’il pilote la paie au lieu de la saisir

Fabien Lefrançois, cofondateur et directeur technique de Pesia

Les agences de 200 à 10 000 bulletins mensuels, cœur de cible

Pesia a commencé à déployer son logiciel auprès de ses premiers clients. Elle vise les agences et groupes d’intérim produisant de 200 à 10 000 bulletins mensuels, pour lesquels l’éparpillement des outils multiplie les saisies. Le logiciel relie les données de paie et tient compte des conventions collectives.

Pesia compte consacrer les 500 000 euros levés à trois chantiers. Ces fonds doivent renforcer l’équipe technique, élargir la couverture des accords applicables et soutenir le déploiement commercial. En parallèle, Pesia Conseil propose un audit et l’externalisation de la paie aux agences souhaitant déléguer cette activité à un prestataire.

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