Le PEE compte parmi les dispositifs d’épargne salariale les plus courants en France. Il offre à chaque salarié la faculté de mettre de l’argent de côté dans un cadre fiscal avantageux. L’employeur peut compléter ces versements par un abondement. Ce mécanisme convient autant aux salariés qu’aux dirigeants de petites structures.
Comment fonctionne le PEE et qui peut y adhérer ?
Le PEE s’adresse à tous les salariés de l’entreprise dès lors qu’ils totalisent au maximum trois mois d’ancienneté. Pour découvrir les formules selon la taille de votre structure, le PEE de Malakoff Humanis propose des offres adaptées aux TPE-PME comme aux grands groupes. Les dirigeants d’entreprises de moins de 250 salariés y ont aussi accès ; qu’ils détiennent ou non un contrat de travail. Le conjoint collaborateur ou associé du dirigeant bénéficie du même droit.
Le plan dispose de plusieurs sources de versement. Le salarié peut y placer des sommes à sa propre initiative dans la limite de 25 % de son salaire brut annuel. Il peut aussi y affecter sa prime d’intéressement ou sa prime de résultat. La Prime de Partage de la Valeur entre également dans ce cadre.
De son côté, l’employeur peut verser un abondement. Ce complément atteint au maximum 300 % des sommes que le salarié place lui-même, dans la limite de 8 % du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale. L’entreprise fixe librement la fréquence et les règles de cet apport.
Les fonds s’investissent ensuite dans des Fonds Communs de Placement d’Entreprise, les FCPE. Ces supports collectifs regroupent des actifs divers : titres, obligations et produits monétaires. Chaque salarié choisit ses placements selon son profil et son horizon d’épargne personnel.
Quels avantages le PEE procure-t-il à l’entreprise et à ses salariés ?
Du côté de l’entreprise, l’abondement bénéficie d’une dispense de charges patronales, hors CSG et CRDS. Ces montants restent aussi déductibles du résultat fiscal. Concrètement, l’employeur réduit ses charges sociales tout en enrichissant sa politique sociale.
Du côté du salarié, les primes que le collaborateur place dans le PEE échappent à l’impôt sur le revenu. Les gains du plan ne subissent aucun prélèvement fiscal durant la durée du blocage. À la sortie, seuls les prélèvements sociaux s’appliquent sur les plus-values.
Ce double avantage fait du PEE un levier efficace pour toute entreprise qui souhaite fidéliser ses équipes. Un salarié qui dispose d’un plan d’épargne solide reste davantage attaché à son employeur. Les gestionnaires spécialisés proposent des outils de suivi et un accompagnement dédié pour faciliter chaque étape.
Comparez les offres du marché avant de faire votre choix. Les formules varient en termes de frais, de supports d’investissement et de qualité du suivi. Un bon gestionnaire vous guide à la mise en place comme au quotidien.
Dans quels cas peut-on débloquer son épargne avant les 5 ans ?
Les sommes sont en principe indisponibles pendant cinq ans. La loi prévoit toutefois de nombreux cas de déblocage anticipé, sans perte des avantages fiscaux dont vous bénéficiez.
Sur le plan familial, vous pouvez récupérer vos fonds en cas de mariage, de PACS, de divorce avec garde d’un enfant mineur, de naissance à partir du troisième enfant à charge ou de décès du conjoint. L’activité de proche aidant ouvre également ce droit. Certains projets personnels permettent aussi ce déblocage :
- l’achat de la résidence principale ;
- sa remise en état après une catastrophe naturelle ;
- le lancement ou la reprise d’une entreprise ;
- ou encore l’achat d’un véhicule propre.
Les travaux énergétiques sur le logement principal entrent également dans ce cadre. Sur le plan professionnel, la fin du contrat de travail, une invalidité ou un surendettement permettent de récupérer les fonds avant terme. Dans tous ces cas, adressez votre demande au gestionnaire du plan avec les justificatifs nécessaires.
PEE ou PER : comment orienter votre épargne selon votre horizon ?
Le PEE et le Plan d’Épargne Retraite répondent à des objectifs distincts. Pour bien comprendre leurs différences, ce comparatif PEE vs PER : quelle différence ? présente les deux dispositifs de façon claire. Il précise aussi les cas où le transfert d’un plan vers l’autre s’avère judicieux.
Le PEE convient si vous souhaitez financer un projet à moyen terme : achat immobilier, travaux ou lancement d’une activité. La durée de blocage est de 5 ans. Mais, les cas de déblocage anticipé sont nombreux et clairement définis par la loi.
Le PER vise la retraite. Il bloque les fonds jusqu’au départ de la vie active, sauf exception légale. En revanche, il permet de déduire les versements volontaires de votre revenu fiscal, ce qui représente un avantage non négligeable pour les salariés avec une forte imposition. Si vous approchez de la retraite et que vous n’avez plus besoin de liquidités à court terme, envisagez un transfert partiel vers le PER. Ne transférez que les sommes dont vous n’aurez pas besoin avant votre départ. Un conseiller spécialisé peut vous aider à arbitrer entre les deux formules.