« Nous ne signerons pas » : des AESH du 64 se mobilisent face au déploiement des PAS

Par Louise Caron

À l’approche de la fin d’année scolaire, la tension gagne les accompagnantes et accompagnants du département. Les avenants liés au déploiement des PAS cristallisent un conflit dans les Pyrénées-Atlantiques.

Reçus fin mai, ces documents élargissent les zones d’intervention et font craindre davantage de trajets, tandis qu’un refus de signature pourrait conduire, selon le syndicat, à une procédure de licenciement. Portée par la FSU-SNUipp 64, la mobilisation des AESH défend de meilleurs salaires, des remboursements kilométriques adaptés et la préservation des secteurs actuels. Face à cette pression, leur réponse claque, « Nous ne signerons pas. »

Des avenants qui étendent fortement les secteurs d’intervention

Dans les Pyrénées-Atlantiques, la FSU-SNUipp 64 conteste le déploiement des pôles d’appui à la scolarité, destinés à remplacer progressivement les PIAL. Leur mission consiste à répondre plus vite aux besoins éducatifs particuliers. Reçus fin mai, les avenants aux contrats élargiraient nettement, selon le syndicat, les secteurs d’affectation des personnels, au risque d’imposer plusieurs établissements éloignés de leur poste actuel.

Cette nouvelle cartographie inquiète les accompagnantes, qui redoutent davantage de mobilité sans garanties adaptées. La révision des zones géographiques d’intervention alimente ainsi un refus de signature collectif. La FSU-SNUipp 64 dénonce par ailleurs des menaces de licenciement visant les personnels qui n’accepteraient pas l’avenant et demande que le document mentionne uniquement les établissements rattachés au PIAL actuel.

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Salaires, déplacements et temps de travail au cœur des revendications

Dans le département, les revendications portent principalement sur la reconnaissance du travail accompli. D’après la pétition, la rémunération des AESH doit être calculée à 62 % plutôt qu’à 60 %, comme dans le reste de l’académie. Les personnels demandent aussi une refonte nationale des grilles indiciaires et la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B.

Les déplacements pèsent lourd dans ce dossier, particulièrement lorsque les affectations s’éloignent. La FSU-SNUipp 64 réclame des indemnités kilométriques plutôt qu’un remboursement au tarif SNCF : elle cite environ 20 centimes par kilomètre localement, contre un barème réglementaire compris entre 35 et 45 centimes. Le temps de trajet devrait compter dans l’accompagnement, tandis que le collectif défend un temps plein de 24 heures hebdomadaires.

Un compteur pour rendre visible le refus collectif de signer

Lancée le 15 juin 2026 sur openPetition, l’initiative de la FSU-SNUipp 64 ne prend pas la forme d’une pétition classique. Cette mobilisation syndicale locale recense les AESH des Pyrénées-Atlantiques qui conservent leur document sans le signer, afin de donner une mesure concrète du mouvement.

Lors de la consultation, la page affichait 29 signatures, pour un objectif fixé à 150 et une collecte ouverte jusqu’au 14 décembre 2026. Le compteur des avenants non renvoyés interpelle Dominique Malroux, directeur académique des services de l’Éducation nationale, et réclame la fin des pressions liées à la non-signature. Le message adressé aux personnels tient en quelques mots : personne ne devrait refuser seul.

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Source : https://www.openpetition.eu/fr/petition/online/compteur-davenants-non-renvoyes-mobilisation-des-aesh-du-64-contre-les-pas

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