Comment se déroule la formation de 60 heures destinée aux AESH nouvellement recrutés ?

Par Louise Caron

Recruté par l’Éducation nationale, l’AESH reçoit une affectation auprès d’un élève et découvre un cadre professionnel précis. Pour les accompagnants nouvellement recrutés, les premières semaines fixent déjà les contours de la mission.

Ce cadre s’acquiert pendant le contrat, sur le temps de service. La formation AESH de 60 heures aborde concrètement les missions, les besoins des élèves et la coopération dans l’école inclusive. Sans délivrer de diplôme, elle prépare à une posture et aux réalités délicates de la classe. Le terrain tranche.

La formation AESH 60 heures, un parcours d’adaptation à l’emploi

Destinée aux AESH nouvellement recrutés, cette formation obligatoire prépare leur prise de fonction auprès des élèves en situation de handicap. Proposée par l’Éducation nationale, elle relève de l’adaptation à l’emploi et ne délivre aucun diplôme. Son cadre réglementaire rattache ce parcours au contrat de travail ainsi qu’à la politique d’école inclusive. Les participants situent ainsi leurs responsabilités et les limites de leur rôle.

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Au fil des séances, l’AESH apprend à soutenir l’autonomie sans accomplir la tâche à la place de l’élève. Ses missions d’accompagnement sont reliées aux situations vécues en classe, lors des déplacements et des activités collectives. La formation précise la coopération avec l’enseignant et l’équipe éducative autour de quatre objectifs :

  • Favoriser l’autonomie de l’élève accompagné.
  • Faciliter sa participation aux activités scolaires.
  • Adopter une posture professionnelle ajustée.
  • Travailler en lien avec l’équipe éducative.

Le recrutement précède généralement l’entrée en formation

Vous pouvez candidater sans avoir suivi au préalable les 60 heures d’adaptation à l’emploi. Le recrutement des AESH vient normalement avant la formation : l’administration examine le dossier, organise un entretien puis formalise l’embauche. Si votre candidature aboutit, un contrat de travail vous confère le statut d’agent contractuel de droit public au sein de l’Éducation nationale, généralement pour trois ans.

La convocation intervient après l’embauche, parfois alors que vous accompagnez déjà un élève en classe. Les services académiques ou départementaux communiquent le calendrier, les lieux et les modalités pédagogiques retenues. La formation AESH de 60 heures relève du parcours professionnel organisé par l’employeur, et non d’une démarche personnelle exigée pour postuler. Elle ne constitue ni un concours ni un préalable au recrutement.

À retenir : une formation commerciale intitulée « AESH 60 heures » ne remplace pas le parcours réglementaire organisé par l’Éducation nationale après le recrutement.

Les conditions requises pour candidater comme AESH

Trois voies permettent de présenter votre candidature. Les critères de recrutement admettent les titulaires d’un diplôme professionnel dans le domaine de l’aide à la personne. Vous pouvez aussi postuler avec neuf mois d’expérience professionnelle dans l’accompagnement d’une personne ou d’un élève en situation de handicap. Ces neuf mois peuvent avoir été accomplis sous des statuts professionnels très différents.

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Une troisième voie s’adresse aux titulaires d’un titre ou diplôme classé au moins au niveau 4, tel le baccalauréat, ou d’une qualification reconnue comme équivalente. Le niveau de qualification requis dépend ainsi du fondement retenu pour votre dossier. La formation de 60 heures intervient après l’embauche et ne remplace aucun des diplômes, qualifications ou expériences recevables pour accéder aux fonctions auprès des élèves concernés au sein des établissements scolaires.

Le calendrier prévu après la signature du contrat

Le parcours est censé commencer au plus près de la prise de poste. À compter du début du contrat, l’administration cherche à organiser rapidement les séances, idéalement avant l’accompagnement en classe. Cette organisation n’est pas partout possible. Vous pouvez donc prendre vos fonctions, puis recevoir une convocation pour des journées en présentiel, classes virtuelles ou modules autonomes.

La circulaire prévoit, pour les AESH dépourvus d’un diplôme professionnel lié à l’aide à la personne, un délai de formation fixé au plus tard à la fin du premier trimestre de l’année scolaire. Dans la pratique, le calendrier dépend de la date d’embauche, des capacités et des sessions ouvertes. Selon les départements, les 60 heures sont regroupées en début d’année ou réparties sur plusieurs mois, sans sortir du temps de service.

Quels accompagnants sont concernés par les 60 heures ?

Le parcours de 60 heures s’adresse aux agents recrutés pour la première fois comme AESH. Ces nouveaux accompagnants scolaires peuvent exercer à titre individuel, mutualisé ou collectif, notamment au sein d’une ULIS. Leur expérience antérieure ne les écarte pas automatiquement du dispositif : cette formation d’adaptation leur apporte un cadre commun pour soutenir l’autonomie, faciliter l’accès aux apprentissages et trouver leur place dans l’équipe éducative.

La circulaire de 2019 vise les AESH nouvellement recrutés sans qualification professionnelle dans ce champ. Dans ce cas, les 60 heures sont proposées avant la fin du premier trimestre de l’année scolaire. La détention d’un diplôme d’aide à la personne peut modifier l’obligation. Faites vérifier votre situation par la DSDEN, le rectorat ou le service gestionnaire mentionné sur votre contrat. Quant à la différence entre les AVS et les AESH, AVS est l’ancienne appellation ; les contrats actuels relèvent du statut d’AESH.

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Une organisation confiée aux académies et aux départements

Le déploiement des 60 heures repose sur une chaîne institutionnelle adaptée aux réalités locales. Les services du rectorat fixent les orientations, coordonnent les ressources pédagogiques et mobilisent les formateurs. Dans chaque département, la DSDEN conduit l’organisation départementale : elle programme les sessions, adresse les convocations et ajuste les groupes aux dates de recrutement, aux effectifs ainsi qu’aux contraintes géographiques du territoire concerné.

Les services dédiés à l’école inclusive et à la formation prennent en charge le suivi administratif et pédagogique du parcours. Selon les modalités académiques retenues, des structures locales de coordination relaient les informations, accueillent les AESH et facilitent les échanges entre pairs. La convocation indique alors les dates, le lieu, le format des séances et, pour le distanciel, les accès nécessaires. Cette répartition des rôles assure une mise en œuvre lisible.

Échelon ou acteurRôle dans la formation
RectoratFixe les orientations académiques, coordonne les ressources et soutient la conception du parcours.
DSDENOrganise les sessions départementales, convoque les AESH et adapte le calendrier aux recrutements.
Services de l’école inclusive et de la formationAssurent le suivi administratif, pédagogique et logistique des 60 heures.
Structures locales de coordinationAccueillent les agents, relaient les informations et facilitent les échanges professionnels de proximité.
Formateurs et intervenantsAniment les séquences, les études de cas et les temps d’analyse des pratiques.

Des séances en présentiel, à distance ou en format hybride

Les journées collectives créent un espace concret pour confronter les expériences et travailler sur des situations de classe. Elles réunissent des formateurs, des enseignants spécialisés, des AESH expérimentés ou des professionnels partenaires. À distance, les classes virtuelles prolongent les échanges, tandis qu’un parcours M@gistère rassemble vidéos, ressources institutionnelles, activités et questionnaires. La formation hybride articule ces outils numériques avec des séances en salle. Dans l’académie de Créteil, par exemple, le programme peut associer accueil local, séquences sur l’éthique et la déontologie, formations départementales et travail guidé sur M@gistère, selon le département concerné.

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Une répartition modulable des 60 heures

Le cadre national arrête la durée globale sans imposer un emploi du temps uniforme. Le volume horaire de 60 heures peut donc se décliner en journées, demi-journées ou séquences brèves, réparties sur plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Le livret national présente notamment des modules de formation de trois heures, selon une architecture indicative : trois portent sur le fonctionnement institutionnel, sept sur les besoins des élèves et dix sur les compétences professionnelles. Chaque département conserve une latitude d’agencement pour construire un parcours cohérent avec son calendrier. Certains programmes ont associé, par exemple, 30 heures en présentiel et 30 heures à distance, sans ériger cette formule en règle nationale commune.

Des parcours différents d’un territoire à l’autre

À date de recrutement identique, deux AESH ne suivent pas nécessairement le même parcours. Les disparités territoriales portent sur la part du distanciel, les lieux de regroupement, la durée d’étalement ou le profil des intervenants. Ici, une session privilégie études de cas et simulations ; ailleurs, les ressources numériques ou les apports institutionnels occupent plus de place. La géographie, le nombre de recrues et la disponibilité des formateurs orientent ces choix. Le socle demeure commun, mais sa traduction pédagogique varie. La convocation et les informations transmises par la DSDEN ou le rectorat précisent les conditions retenues pour votre territoire, ainsi que les interlocuteurs chargés du suivi local.

Les contenus abordés durant la formation AESH 60 heures

La formation associe des repères théoriques à des réalités vécues dans les établissements scolaires. Son programme de formation suit un cadre national structuré autour de trois domaines complémentaires. Il éclaire le fonctionnement de l’école inclusive, le développement des enfants et les pratiques d’accompagnement, afin de répondre aux besoins éducatifs particuliers observés en classe sans dépasser les missions confiées à chaque AESH au quotidien.

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Les apports prennent sens à travers des cas tirés de l’école, du collège ou du lycée. Ils développent des compétences professionnelles applicables aux déplacements, aux apprentissages, à la communication et au travail collectif. Chaque thème relie ainsi les règles institutionnelles aux difficultés concrètes rencontrées par l’élève, tout en affinant la posture, l’observation et la juste distance.

  • les repères institutionnels et les responsabilités dans l’école inclusive ;
  • le développement de l’enfant et l’observation de ses besoins ;
  • les gestes professionnels mobilisés pendant l’accompagnement quotidien.

Les repères institutionnels de l’école inclusive

Au sein des établissements, l’accompagnant repère les fonctions du directeur, du chef d’établissement, des enseignants et des personnels spécialisés. La formation situe aussi les acteurs de la MDPH, qui évaluent les demandes avant les décisions de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Elle précise les liens avec la famille, l’équipe éducative, les services médico-sociaux et l’enseignant référent chargé du suivi scolaire.

Les documents étudiés donnent une lecture concrète du parcours scolaire. Le projet personnalisé de scolarisation décrit les modalités de scolarité et la nature de l’aide humaine décidée, tandis que le GEVA-Sco rassemble les observations sur les acquis, l’autonomie et les obstacles. L’enseignant demeure responsable des choix pédagogiques ; l’AESH facilite l’accès aux activités selon les consignes reçues, sans confondre accompagnement, enseignement et soin auprès de l’élève.

Les besoins particuliers des élèves accompagnés

Les modules retracent le développement de l’enfant et de l’adolescent sans attribuer à l’AESH une fonction diagnostique. Ils montrent comment différentes situations de handicap peuvent agir sur la motricité, les perceptions, la communication, l’attention, les relations sociales ou les apprentissages. L’autisme, les troubles sensoriels, cognitifs, psychiques, moteurs ou spécifiques du langage, comme certaines maladies invalidantes, sont abordés par leurs effets fonctionnels.

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Derrière un même diagnostic, les obstacles varient d’un enfant à l’autre et changent parfois selon l’activité. L’observation des besoins des élèves guide alors l’aide, plutôt qu’une réponse uniforme. Un élève s’appuiera sur un emploi du temps visuel ; un autre bénéficiera d’une consigne découpée, d’un temps de pause ou d’un support adapté. L’AESH confronte ses observations à celles de l’enseignant pour ajuster son intervention précisément.

Les gestes professionnels au quotidien

Dans la journée scolaire, l’aide se traduit par des actions discrètes, calibrées sur le projet de l’élève. Les gestes d’accompagnement concernent l’installation, les déplacements, la manipulation du matériel ou le rangement des affaires. Lorsque les missions notifiées le prévoient, l’AESH intervient durant le repas, pour l’hygiène ou pendant d’autres temps scolaires, en suivant les consignes et les protocoles applicables localement.

Pendant les activités, l’accompagnant reformule une consigne sans en modifier l’objectif, attire l’attention sur un indice ou facilite l’usage d’un support numérique. Il recourt, selon l’élève, à l’écrit, aux pictogrammes, aux gestes ou à un outil de communication. Son intervention reste mesurée : livrer la réponse accélérerait l’exercice, mais retirerait à l’élève une occasion de chercher, d’essayer et de gagner en autonomie par lui-même.

Les mises en situation et l’analyse des pratiques

Partir d’un épisode vécu rend les apports plus précis. Les participants étudient des situations professionnelles telles qu’un refus d’activité, une surcharge sensorielle, une rupture de communication ou un changement imprévu. Grâce aux simulations, ils testent plusieurs réactions, observent leurs effets et distinguent l’aide ajustée d’une intervention envahissante. La confrontation des points de vue produit des réponses nuancées pour la classe.

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L’examen collectif apprend à décrire les faits sans jugement, à formuler des hypothèses et à questionner sa posture. Cette analyse des pratiques peut s’appuyer sur une fiche d’observation, un séquençage visuel ou une grille de transmission fournie par le formateur. Ces outils ne dictent aucune conduite automatique ; ils ordonnent la réflexion, gardent une trace utile et facilitent le dialogue avec l’enseignant, l’AESH référent et l’équipe éducative.

Des heures intégrées au temps de travail de l’AESH

La formation d’adaptation à l’emploi appartient aux obligations professionnelles de l’AESH. Ses heures de formation sont comptabilisées dans le temps de service et donnent lieu à un suivi par l’administration ; elles ne constituent donc ni du bénévolat ni un supplément. Leur programmation doit autant que possible préserver l’accompagnement direct de l’élève et la continuité de l’aide prévue.

Le calendrier est transmis par les services académiques, l’établissement employeur ou l’organisme chargé du parcours. Dès réception d’une convocation administrative, vous prenez connaissance de la date, des horaires, du lieu et du format retenu, en présentiel ou à distance. Toute absence doit être signalée et justifiée selon les consignes indiquées. Convocations, feuilles d’émargement et attestations permettent au service gestionnaire d’enregistrer la présence et de vérifier l’accomplissement des 60 heures réglementaires.

À retenir : les 60 heures font partie de votre activité professionnelle et leur réalisation est enregistrée par l’administration.

La posture professionnelle au cœur des apprentissages

La formation de 60 heures invite l’AESH à situer son intervention avec justesse auprès de l’élève. Sa posture professionnelle rend les activités, les déplacements et les échanges plus accessibles, sans effacer les capacités déjà présentes. L’aide soutient ainsi l’autonomie de l’élève et se retire dès qu’un repère suffit, afin d’éviter toute dépendance.

L’accompagnement s’appuie sur le PPS, les observations de terrain et les indications des professionnels responsables. Connaissant ses limites de fonction, l’AESH adresse toute décision extérieure à ses missions vers l’interlocuteur compétent. Cette répartition nourrit une coopération pédagogique lisible avec l’enseignant, seul responsable des objectifs, de la conduite des apprentissages et de l’évaluation, tandis que l’accompagnant sécurise l’accessibilité.

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SituationIntervention adaptée de l’AESHLimite à respecter
Consigne peu accessibleReformuler ou utiliser un support validé par l’enseignantNe pas modifier seul l’objectif pédagogique
Difficulté à commencer une tâcheDonner un repère, puis retirer progressivement son aideNe pas effectuer l’exercice à la place de l’élève
Question d’une familleTransmettre un fait observable dans le circuit prévuNe pas commenter le diagnostic ou les décisions scolaires
Comportement inhabituelSécuriser, observer et prévenir le professionnel désignéNe pas improviser une réponse médicale ou disciplinaire

Aider sans réaliser la tâche à la place de l’élève

Avant toute intervention, l’AESH observe ce que l’élève sait entreprendre et poursuivre seul. L’autonomie progressive se construit par paliers : un temps d’attente, un indice, une reformulation ou un repère visuel peuvent suffire. Le niveau d’aide s’ajuste aux capacités observées, à la fatigue et aux exigences de l’activité. Ainsi, guider un geste puis relâcher l’appui permet à l’élève d’essayer, de réussir et de gagner en assurance.

Coopérer avec l’enseignant sans se substituer à lui

Un échange préparatoire clarifie la place de chacun avant, pendant et après les activités scolaires. La coopération avec l’enseignant permet d’anticiper les supports, l’accessibilité des consignes et les modalités d’intervention. La responsabilité pédagogique demeure celle du professeur : il définit les objectifs, construit le cours et conduit l’évaluation. L’AESH éclaire ce travail par ses observations, sans décider seul d’une progression, d’un exercice ou d’une notation.

Communiquer avec les familles dans le cadre fixé

Au portail ou lors d’un rendez-vous, un échange bref peut livrer des repères pratiques sur la journée. Les relations avec les familles s’inscrivent dans le cadre défini par l’école ou l’établissement. L’AESH transmet des faits observables par les circuits prévus, sans interpréter ni promettre de solution. Il ne formule aucun avis médical, ne commente pas une décision de la MDPH et ne remplace pas l’interlocuteur institutionnel compétent pour répondre.

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Partager les informations utiles avec l’équipe éducative

Pour être utile, une transmission distingue les faits observés des impressions ou des interprétations personnelles. Au sein de l’équipe éducative, l’AESH peut indiquer qu’un support visuel a facilité l’activité ou qu’un changement a accentué la fatigue. La confidentialité professionnelle réserve ces renseignements aux personnes concernées, dans le respect du PPS et des procédures établies. Aucune donnée personnelle ou médicale ne se partage dans un couloir, devant d’autres élèves ou auprès de tiers.

Réagir avec mesure face aux situations délicates

Face à un refus, une surcharge sensorielle ou une grande fatigue, l’AESH garde une attitude calme. La gestion des crises passe par la sécurisation, l’allègement des sollicitations et l’alerte du professionnel désigné. L’accompagnant suit les consignes institutionnelles, le protocole établi et les indications de l’équipe responsable. Il écarte toute initiative médicale, tout geste contraignant non autorisé ainsi que la confrontation. Après l’épisode, un compte rendu factuel aide l’équipe à ajuster l’accompagnement.

Les acquis attendus à l’issue du parcours

À l’issue du parcours, l’AESH sait situer son rôle dans l’école, respecter le cadre de ses missions et reconnaître les interlocuteurs auxquels transmettre ses observations. Ses acquis professionnels couvrent les principes de l’école inclusive, le PPS, la confidentialité et le travail mené avec l’équipe éducative. Ses repères lui permettent d’observer les besoins de l’élève, de décrire des faits précis et d’ajuster son aide sans favoriser une dépendance.

Les cas étudiés et échanges collectifs relient ces connaissances aux réalités de la classe. Ils préparent la prise de fonction en développant les réflexes adaptés face à une consigne, un obstacle ou un comportement inhabituel. Ils donnent un cadre aux premières pratiques d’accompagnement : soutenir l’autonomie, solliciter le bon professionnel, appliquer un protocole établi et coopérer avec l’enseignant sans intervenir à sa place.

  • Repérer les besoins fonctionnels de l’élève.
  • Adapter son aide sans faire la tâche à sa place.
  • Communiquer des observations factuelles à l’équipe.
  • Respecter la confidentialité et les limites de sa mission.
  • Réagir avec calme face à une situation inhabituelle.

Ni diplôme national ni formation médicale

Le parcours de 60 heures répond à une obligation d’adaptation à l’emploi organisée par l’Éducation nationale après le recrutement. Il s’agit d’une formation non diplômante : l’attestation éventuellement remise confirme la participation, sans attribuer de titre professionnel. Elle ne vaut pas diplôme d’État, notamment le diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social, et ne procure aucune qualification d’enseignant, d’éducateur spécialisé ou de professionnel de santé.

Un programme consacré au métier ne remplace ni le recrutement ni le parcours académique. Cette formation privée ne constitue pas une certification officielle, une préparation au professorat ou une qualification médicale. Les 60 heures n’autorisent pas à diagnostiquer, prescrire un soin ou modifier un traitement. Elles n’entraînent pas, à elles seules, de hausse des salaires des AESH, régis par la grille indiciaire.

À retenir : la formation AESH de 60 heures prépare à l’exercice des missions, mais ne constitue ni un diplôme national, ni une qualification médicale, ni une certification d’enseignant.

Un premier socle prolongé par l’expérience professionnelle

Les 60 heures posent des repères professionnels communs, sans prétendre répondre à toutes les situations vécues auprès des élèves. Au fil des accompagnements, l’expérience de terrain affine le regard, révèle les besoins concrets et apprend à doser l’aide apportée. Les échanges avec l’enseignant permettent alors de relier les apports reçus aux réactions, aux progrès et à l’autonomie de chaque élève.

Face à une difficulté nouvelle, le professionnel peut solliciter un regard extérieur afin d’éviter l’isolement et de prendre du recul. L’accompagnement d’un AESH référent offre cet espace d’échange : il aide à analyser la posture et la coopération avec l’équipe éducative. La formation continue prolonge cette démarche par des apports ciblés et l’analyse des pratiques. Ainsi, les 60 heures forment un point de départ, enrichi de conseils de pairs, les formations suivies et le quotidien du métier.

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