Les ventes fléchissent le samedi. Face aux mobilisations sociales, l’U2P réclame l’ouverture des commerces de proximité le dimanche.
Le smic suscite des réserves. Lors du dialogue avec le gouvernement du 26 octobre 2026, l’U2P redoute une hausse supérieure à l’inflation.
L’U2P réclame l’ouverture dominicale pour limiter les pertes du samedi
Les samedis de mobilisation privent des commerces de proximité d’une partie de leurs ventes habituelles. Les fermetures préventives s’ajoutent à la baisse de fréquentation quand les clients renoncent à sortir. Michel Picon, président de l’U2P, a exposé cette situation à Jean-Pierre Farandou le 26 octobre 2026, en réclamant une mesure capable de limiter les pertes de chiffre d’affaires.
Pour compenser ces samedis perturbés, l’organisation propose une ouverture dominicale volontaire, au moins jusqu’à la fin de 2026. Cette souplesse laisserait aux commerçants la possibilité d’accueillir leurs clients le dimanche, sans imposer cette ouverture à tous.
Soutenir le pouvoir d’achat sans fragiliser les petites entreprises : c’est l’équilibre défendu auprès du ministre afin que les mesures envisagées n’alourdissent pas les charges de ces employeurs de proximité.
Michel Picon, président de l’U2P
Les réserves de l’U2P sur une hausse du smic au-delà de l’inflation
Autour du smic, l’U2P distingue deux décisions possibles et leurs conséquences pour les entreprises. Une revalorisation anticipée du smic avant le 1er janvier 2027 avancerait la date d’une hausse ; un coup de pouce au-delà de l’inflation irait plus loin que l’ajustement lié aux prix. À ses yeux, ce second scénario alourdirait les coûts des petites entreprises.
L’U2P souhaite préserver les allègements de cotisations patronales, qui atténuent le coût des bas salaires. Elle réclame des solutions pour augmenter le salaire net sans transférer l’intégralité de l’effort aux employeurs, afin que le soutien au pouvoir d’achat ne fragilise pas davantage la trésorerie des petites entreprises.