ibou troque sa loupe contre des lunettes et adopte une adresse plus familière. Derrière ce hibou, le moteur de recherche français veut toucher un public plus large sans renoncer à montrer ses sources.
Sur ibou.com, vous accédez déjà à deux services, l’un tourné vers la découverte du Web, l’autre vers l’actualité. La nouvelle identité visuelle relie ces deux services, mais le lancement public du moteur conversationnel se fait attendre. Le hibou s’affiche. Le dialogue, pas encore.
La nouvelle identité prépare l’ouverture au grand public
Avant son lancement public, ibou donne à son projet un visage plus lisible. Le moteur français mise sur des sources vérifiables et entend nourrir l’esprit critique de ses futurs utilisateurs : chacun doit pouvoir retrouver l’origine des contenus consultés en ligne plutôt que s’en remettre à une réponse sans provenance claire.
Cette ambition demandait autre chose qu’un simple changement de logo. Pendant près de trois mois, Ariane Moder et Aksel Oz ont travaillé avec ibou sur son identité de marque ; cette collaboration avec les designers doit rendre reconnaissable une démarche éditoriale appelée à rencontrer le grand public.
IBOU propose une autre façon de chercher sur Internet, qui implique que les sources soient visibles et les informations vérifiables.
Sylvain Peyronnet, CEO d’ibou
Des lunettes à la place de la loupe
La loupe disparaît au profit d’un regard plus incarné. Le nouveau hibou à lunettes prête ses montures au moteur, de la barre de recherche à l’icône du site ; ses expressions varient au fil des usages. Ces verres racontent une idée simple : chercher ne suffit pas si l’on ne peut examiner ce que l’on trouve et vérifier d’où cela vient.
À l’écran, le contraste est voulu. Un rose franc pour la recherche, un vert vif pour la découverte et un beige pour adoucir l’ensemble composent une palette de couleurs contrastée. New Spirit et Poppins forment deux typographies complémentaires : la première évoque la presse, la seconde facilite la lecture des contenus en ligne.
Deux services sont déjà accessibles, le moteur conversationnel reste attendu
Deux portes d’entrée sont déjà ouvertes sur ibou. Avec ibou Découverte, l’exploration du Web met en avant des pistes de lecture ; ibou Actualités rassemble des regards journalistiques sur un sujet et facilite la comparaison des traitements éditoriaux entre médias. Vous pouvez passer de la curiosité à une mise en perspective.
Sur les pages déjà en ligne, l’habillage neuf relie visuellement ces deux usages sans les confondre. Le moteur conversationnel, lui, reste à venir : ibou ne l’a pas encore ouvert au public. Pour l’heure, ces services donnent accès à la découverte et aux actualités, pas à la recherche conversationnelle annoncée par l’entreprise.
À retenir : ibou Découverte et ibou Actualités sont accessibles ; le moteur conversationnel reste à venir.
Du .io au .com pour toucher un public plus large
Le .io évoquait les débuts d’ibou dans la tech ; le .com annonce un changement d’échelle. En changeant d’extension de domaine, l’entreprise adopte ibou.com, une adresse familière au grand public, facile à écrire et à retenir. Elle vise des usages quotidiens, bien au-delà du cercle des profils techniques qui suivaient déjà le projet français.
Le choix du .com porte une ambition plus large que le marché français. Pour ibou, cette adresse doit accompagner son développement européen et inscrire ses services dans les usages quotidiens des internautes. Ce nom plus accessible s’adresse au grand public, sans effacer l’ancrage technique français du moteur.
L’infrastructure reste hébergée en France
Changer d’adresse ne déplace pas pour autant les serveurs d’ibou hors de France. L’entreprise dit concevoir ses technologies propriétaires de crawl, d’indexation et de classement des résultats sur le territoire français. Son crawler connaît plus de 2 000 milliards de documents, selon ibou ; l’hébergement en France se répartit entre la Normandie et Paris.
Le changement d’adresse passe aussi par un prestataire établi en France. Pour ibou.com, l’entreprise a confié la gestion de son nouveau domaine au registrar français Netim. Le .com change la porte d’entrée des internautes, pas le lieu où sont développés et hébergés les outils du moteur de recherche.