Le chômage en France est passé à 8,5 % face aux 6,5 % de la zone euro entre août et septembre

Graphique du chômage en France, de 8,3 % à 8,5 % entre août et septembre
Le chômage atteint 8,5 % en France en septembre 2026, contre 6,5 % en zone euro / crédit : Mediavenir Business
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En France, le chômage repart à la hausse entre août et septembre 2026. Selon les estimations harmonisées européennes publiées par Eurostat, le taux de chômage français passe de 8,3 % à 8,5 %.

La zone euro, elle, reste à 6,5 %. Derrière cet écart de deux points, la France compte 78 000 chômeurs supplémentaires en un mois, tandis que les jeunes actifs font face à un marché du travail moins accueillant. Les chiffres d’Eurostat ne se confondent pas avec les inscriptions administratives à France Travail.

La France compte 78 000 chômeurs de plus en un mois

En septembre 2026, Eurostat estime à 2,732 millions le nombre de chômeurs en France, contre 2,654 millions en août. La hausse mensuelle atteint 78 000 personnes, tandis que le taux passe de 8,3 % à 8,5 %. La progression des effectifs au chômage ne relève pas d’un arrondi statistique.

Un an plus tôt, en septembre 2025, le taux s’établissait à 7,9 %. L’écart, mis en lumière par la comparaison sur un an, atteint 0,6 point. Pour isoler la tendance des fluctuations liées au calendrier, Eurostat publie des données corrigées des variations saisonnières.

Chez les moins de 25 ans, un taux de chômage de 21,9 %

Chez les moins de 25 ans, la hausse s’accélère. En France, le chômage des jeunes atteint 21,9 % en septembre 2026, contre 20,8 % en août et 20,3 % en septembre 2025. Il gagne 1,1 point en un mois ; les chômeurs passent de 706 000 à 755 000.

Ce pourcentage ne concerne pas tous les moins de 25 ans. Il rapporte les chômeurs aux seuls jeunes actifs : la population de référence exclut les étudiants qui ne recherchent pas d’emploi. Dans la zone euro, le taux des jeunes atteint 15,4 %, soit 0,3 point de plus qu’en août 2026.

La zone euro reste à 6,5 %, malgré une hausse du nombre de chômeurs

En septembre 2026, la zone euro dénombre 11,555 millions de chômeurs, soit 122 000 de plus qu’en août. Le taux reste pourtant affiché à 6,5 %. Derrière cette stabilité du taux arrondi, la hausse des effectifs reste invisible lorsqu’il est affiché à une seule décimale.

Dans l’Union européenne à vingt-sept, le taux demeure à 6,2 %, avec 13,773 millions de chômeurs. Fondées sur une définition harmonisée, les comparaisons entre pays européens montrent que la France, à 8,5 %, dépasse la zone euro de deux points. Voici les taux relevés dans quatre grandes économies :

  • Allemagne : 4,1 %.
  • Italie : 6,3 %.
  • France : 8,5 %.
  • Espagne : 10,3 %.

L’emploi salarié privé recule de nouveau au troisième trimestre

Au troisième trimestre 2026, l’Insee chiffre à 25 800 les postes perdus dans le privé entre fin juin et fin septembre. Au total, l’emploi salarié privé recule de 0,1 %, une baisse des effectifs qui succède aux 24 300 emplois supprimés au deuxième trimestre.

Les secteurs suivent des trajectoires bien différentes. Dans la construction et l’industrie, les emplois reculent, tandis qu’un rebond de l’intérim se dessine dans l’estimation flash. Ces chiffres portent sur des postes salariés, et non sur les chômeurs. L’Insee publiera les résultats détaillés du troisième trimestre le 27 novembre 2026.

Que mesurent les chiffres d’Eurostat et de France Travail ?

Les indicateurs publiés ne mesurent pas la même réalité. Eurostat calcule le chômage au sens du BIT à partir des personnes sans emploi, disponibles et en recherche active, rapportées à la population active. En parallèle, les inscriptions à France Travail couvrent des personnes en activité réduite ; la loi pour le plein emploi a modifié leur périmètre.

Les estimations d’emploi salarié comptent, elles, des postes plutôt que des chômeurs. Vous ne pouvez déduire mécaniquement l’évolution du chômage de celle de l’emploi ou des inscriptions. Les chiffres peuvent subir des révisions statistiques au fil des publications. Eurostat prévoit sa prochaine diffusion sur le chômage le 2 décembre 2026.

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