Les notifications tombent, puis l’attente reprend pour des milliers de lycéens. Depuis les résultats Parcoursup, l’orientation des adolescents s’invite dans les agendas, les conversations du soir, les nuits trop courtes.
Au bureau, un message de plateforme peut couper net une réunion. 7 parents salariés sur 10 disent vivre cette période comme une source de stress, avec une charge mentale qui entame la concentration, complique les horaires et déborde sur le sommeil. Tout tient à un rang.
Parcoursup prolonge l’incertitude jusque dans les familles
À Paris, le 04 juin 2026, Sunshine-me et Crée ton Avenir publient une étude OpinionWay auprès de 316 décideurs et 1051 salariés-parents d’adolescents. Depuis les premiers résultats Parcoursup, les listes d’attente déplacent l’attention vers un écran consulté matin et soir.
Les familles ne suivent pas seulement une procédure administrative. Chaque rang gagné ou perdu rallonge la période d’incertitude jusqu’au début de l’été, tandis que les messages des lycées et les choix d’orientation nourrissent discussions, tensions et arbitrages à la maison.
Le stress parental gagne le temps de travail
Selon l’étude, 7 salariés-parents sur 10 vivent l’accompagnement à l’orientation comme une source forte de tension. Au fil des échéances Parcoursup, le stress parental s’installe, et la disponibilité au bon moment devient difficile à préserver.
Au bureau, le dossier ne reste pas dans le cartable. OpinionWay relève que 52 % citent un effet sur leur équilibre vie professionnelle, 45 % sur la concentration au travail, et 1 parent sur 3 voit ce suivi empiéter sur son temps travaillé.
L’orientation des adolescents n’est plus un sujet seulement familial : elle pèse sur la santé mentale des parents et sur la qualité de vie au travail. Avec Parcoursup, les inquiétudes liées à l’avenir des jeunes entrent dans l’entreprise et appellent une prise en compte plus concrète.
Olivier Anton, président de Sunshine-me
La parentalité d’adolescents reste peu prise en compte en entreprise
Le regard des employeurs laisse apparaître un décalage net. Parmi les décideurs en entreprise interrogés, 62 % jugent le sujet pertinent, mais 64 % déclarent que leur organisation prend peu ou pas du tout en compte la parentalité d’adolescents.
Chez les salariés, le sentiment d’isolement reste marqué. L’étude indique que 56 % ne reçoivent aucune aide sur ce sujet, tandis que 33 % des décideurs associent l’absence de soutien aux collaborateurs à un risque pour la santé mentale.
Horaires aménagés et ateliers, les attentes concrètes des salariés
Les attentes portent sur des mesures simples, proches des contraintes vécues. Les parents salariés citent les horaires aménagés pour répondre à un appel, suivre un classement Parcoursup ou assister à un rendez-vous sans fragiliser leur journée de travail.
Les formats collectifs paraissent eux aussi attendus. Des conférences thématiques et des ateliers interactifs portés par l’employeur offriraient des repères concrets ; selon l’étude, la quasi-totalité des salariés intéressés y participeraient, dont la moitié avec certitude.