Une méthodologie ROI-MPACT de l’AGIT pour évaluer la valeur des projets de sobriété numérique

Par Frederic Becquemin

Compter les gains d’un projet numérique sur la seule facture énergétique ne dit plus grand-chose. Entre budgets serrés, impacts diffus et obligations nouvelles, la rentabilité affichée perd de sa netteté.

L’AGIT propose un autre cadre. Sa méthode lie l’investissement numérique responsable à une évaluation multi-capitaux, rapproche la performance extra-financière des contraintes climatiques, puis force à revoir des choix tenus pour évidents depuis de longues années. Le calcul ne raconte plus la même histoire. Plus du tout.

Pourquoi les outils financiers classiques laissent de côté une part de la valeur

Le calcul financier classique retient les dépenses, les recettes et le délai de retour. Cette grille, utile pour comparer deux scénarios, suit surtout les flux financiers visibles et les gains attendus à court terme.

Elle dit moins bien ce que produit un projet de sobriété sur la durée. Les coûts d’infrastructure peuvent baisser, les risques opérationnels reculer et les conditions de travail se stabiliser, sans que cette valeur apparaisse pleinement dans un ROI classique.

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Avec ROI-MPACT, l’AGIT ajoute les capitaux naturel, humain et social au calcul

ROI-MPACT, portée par l’AGIT, élargit le calcul en regardant ce que le numérique modifie au-delà du seul compte d’exploitation. La méthode prend en compte le capital naturel touché par les usages, l’énergie et les ressources mobilisées.

Elle suit aussi le capital humain et le capital social, afin de relier qualité du travail, coopération interne et effets sur l’organisation. L’idée n’est pas de noyer la finance, mais d’ajouter des éléments que les arbitrages techniques laissent trop facilement hors champ.

Trois référentiels réunis pour relier performance, budgets d’impact et valeur monétaire

Pour relier impacts, budgets et valeur, l’AGIT assemble trois cadres de lecture dans une même méthode. La comptabilité multi-capitaux décrit ce qu’un projet transforme, tandis que les budgets d’impact servent à fixer des seuils compatibles avec les objectifs visés.

Le dispositif se rattache aussi aux limites planétaires et mobilise le retour social sur investissement pour traduire les effets en euros. Ce croisement aide à comparer des gains techniques, humains et environnementaux qui, jusque-là, restaient dispersés entre plusieurs outils.

Un projet de data center qui rapporte plus de trois euros pour un euro investi

L’exemple mis en avant porte sur un data center revu sous l’angle de la sobriété numérique. Le projet combine l’optimisation énergétique et la rationalisation des infrastructures, deux leviers qui réduisent les consommations sans dégrader le service rendu.

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Selon l’AGIT, le calcul aboutit à un résultat parlant : plus de trois euros rapportés pour un euro investi. Ce cas sert de démonstration, car il fait apparaître à la fois les économies directes et une valeur plus large, absente d’un examen limité aux seules lignes comptables.

Directions générales, DSI, finances et RSE face à un nouvel arbitrage numérique

Ce cadre parle aux directions générales, aux DSI, aux finances et aux équipes RSE, qui arbitrent des projets aux effets multiples. Il devient plus simple d’adosser les choix numériques à une aide à la décision qui dépasse le seul budget annuel.

La méthode peut nourrir le reporting extra-financier, répondre aux obligations européennes et appuyer une transformation écologique plus lisible. Pour les entreprises, le débat ne porte plus seulement sur le coût d’un projet, mais sur la valeur globale qu’il crée ou qu’il détruit.

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