Le pari de Bpifrance, Mistral et MGX pour porter Campus AI jusqu’à 3 GW en France

Par Yvan Arnoux

Campus AI quitte le registre des promesses pour entrer dans celui des mégawatts, des terrains et des machines. Avec Bpifrance, Mistral et MGX, la capacité de calcul devient un actif stratégique.

Le cap annoncé atteint 3 GW en France, à partir de Fouju et d’un second site à préciser. Vous retrouvez là un investissement industriel d’une rare densité, nourri par l’énergie bas carbone, les chaînes locales et les besoins de Mistral, avec une souveraineté technologique qui prend la forme de bâtiments, de câbles, de serveurs. Net.

Un second site pour élargir le campus de Fouju

L’annonce réunit Bpifrance, Mistral et MGX autour de Campus AI, avec une ambition plus large que le seul site initial. Le consortium prépare le choix imminent d’un second site, destiné à épauler le campus de Fouju sans ralentir les travaux déjà engagés.

En Seine-et-Marne, Fouju reste la vitrine du projet, mais l’extension change d’échelle. Campus AI annonce le doublement de l’investissement initial porté par ses partenaires, afin d’ouvrir un déploiement national de capacités de calcul dédiées à l’IA.

Pourquoi les 3 GW visés placent la France au centre du calcul IA

La cible annoncée atteint 3 GW de capacité, un niveau qui placerait la France parmi les grandes bases européennes du calcul IA. Campus AI s’appuie sur le mix électrique décarboné français pour proposer une puissance massive, tout en limitant l’empreinte carbone des entraînements et des inférences.

Lire aussi :  DeepL intègre l'élite des entreprises influentes du classement TIME

Cette trajectoire nourrit l’idée d’usines d’IA ancrées près des réseaux énergétiques et industriels. Pour les clients européens, la promesse porte aussi sur des tokens responsables, produits avec des infrastructures françaises pensées pour la performance, la sobriété et la souveraineté technologique.

Porter Campus AI à 3 GW, c’est créer en France une plateforme industrielle ouverte, capable de faire grandir toute une chaîne de valeur autour du calcul souverain.

Thibaud Desfossés, président de Campus AI

Mistral obtient un accès prioritaire à la puissance de calcul

Pour Mistral, l’accord apporte avant tout de la visibilité sur le volume de calcul disponible. Actionnaire du projet, le champion français bénéficiera d’un accès prioritaire aux capacités installées par Campus AI, afin de soutenir l’entraînement et le service de ses modèles.

Le gain dépasse le confort opérationnel. En sécurisant des ressources informatiques en France, Mistral réduit sa dépendance aux grands pôles étrangers et consolide une offre d’intelligence artificielle générative conçue, entraînée puis distribuée avec davantage de contrôle industriel.

Emplois, énergie et filières industrielles au cœur du déploiement

Autour des sites, Campus AI promet des retombées très concrètes pour les territoires d’accueil. Le consortium met en avant la création d’emplois, l’activité induite pour les sous-traitants et la mobilisation de compétences locales sur l’énergie, le bâtiment, la maintenance et l’exploitation informatique.

Le projet veut aussi faire travailler les filières industrielles françaises, des équipements électriques aux solutions de refroidissement. Les futurs campus devront intégrer un refroidissement sans eau, une meilleure récupération de chaleur quand le site le permet, et des partenariats énergétiques capables d’absorber jusqu’à 3 GW.

Notre site est un média approuvé par Google Actualité.

Ajoutez Mediavenir dans votre liste de favoris pour ne manquer aucune news !

nous rejoindre en un clic
google news follow

Rejoignez la communauté

Laisser un commentaire