ibou lance son API pour intégrer son moteur de recherche aux applications professionnelles

Lancement de l’API d’ibou pour les applications professionnelles
ibou propose aux entreprises son moteur de recherche via une API 100 % made in France / crédit : Mediavenir Business
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Le moteur de recherche français propose désormais sa technologie aux entreprises, aux développeurs et aux éditeurs de logiciels sous forme d’API, d’abord pour les recherches en français. Cette offre professionnelle est distincte du moteur destiné au grand public, dont le lancement reste à venir.

Les premiers comptes s’ouvrent sur invitation : les professionnels peuvent rejoindre une liste d’attente en renseignant leur adresse électronique, ou créer un compte s’ils disposent d’un code. Aucune date d’ouverture générale des inscriptions n’est annoncée.

Une recherche web à intégrer dans les logiciels

Ce lundi 2 novembre 2026, Sylvain Peyronnet a annoncé sur X le lancement d’ibou Platform. Une API est une interface qui permet à un logiciel d’interroger un autre service et d’en récupérer les résultats. Ici, une entreprise peut intégrer les résultats du moteur ibou à son application sans développer sa propre recherche web.

Les outils d’intelligence artificielle figurent parmi les usages visés. Leurs connaissances acquises pendant l’entraînement peuvent être anciennes ou incomplètes. Une recherche web leur donne accès à des informations externes, accompagnées de sources identifiables et de passages qu’ils pourront exploiter pour produire une réponse.

Le service peut aussi équiper des agents logiciels qui recherchent et recoupent des informations, alimenter une veille économique ou concurrentielle, ou ajouter une fonction de recherche à un comparateur ou à une application métier. Platform fournit une infrastructure de recherche ; ce n’est ni un modèle d’IA générative ni un chatbot.

Une facturation à l’usage, selon le contenu demandé

ibou facture le service sur la base de crédits achetés à l’avance. Le tarif est de 1 € HT pour 1 000 unités. Chaque recherche consomme 1 à 5 unités, selon la quantité d’informations demandée.

Informations renvoyéesPrix pour 1 000 recherches
Liens seuls1 € HT
Titres et extraits2 € HT
Passages pertinents3 € HT
Contenu enrichi5 € HT

Le coût de 1 000 recherches varie donc de 1 à 5 € HT. Il dépend du contenu demandé, pas du nombre de résultats renvoyés, dans les limites des possibilités du service.

Des crédits prépayés, sans abonnement

L’achat minimum est fixé à 15 € HT. Les crédits sont valables douze mois ; un nouvel achat prolonge la validité du solde acheté encore actif. Il n’y a ni abonnement ni renouvellement automatique. Quand le solde est épuisé, les recherches s’arrêtent sans générer de frais supplémentaires.

Pour essayer le service, ibou propose 100 unités gratuites, valables 90 jours et utilisables sans carte bancaire. Ce crédit de découverte ne correspond pas à un quota fixe de recherches : le nombre de requêtes réalisables dépend du niveau d’information demandé, puisque chacune consomme entre une et cinq unités.

ibou revendique une chaîne de recherche indépendante

Le service est exploité par Babbar SAS, société française établie à Évreux. ibou affirme maîtriser l’ensemble de la chaîne : ses robots explorent le web, son propre index répertorie les pages et ses algorithmes classent les résultats. Selon l’entreprise, Platform ne revend pas des résultats fournis par Google, Bing ou un autre moteur.

ibou indique aussi que ses infrastructures, les données du service et les sauvegardes sont hébergées en France, sur les systèmes de Babbar. L’entreprise affirme ne pas revendre les recherches de ses clients, mais conserve le texte des requêtes pendant 30 jours au maximum dans ses journaux techniques. L’absence de revente ne signifie donc pas une absence de collecte.

La localisation en France ne suffit pas non plus à établir une garantie générale de souveraineté : la plateforme recourt à des prestataires externes pour les paiements et les communications par e-mail.

Une autre source de revenus pour ibou

Cette offre permet à ibou de commercialiser son infrastructure auprès d’autres entreprises, avec des revenus potentiels indépendants de l’audience de son futur moteur grand public. La recherche devient ainsi un service vendu aux éditeurs de logiciels, au-delà de l’interface que les internautes utiliseront directement.

Cette orientation avait été annoncée dans un entretien au Blog du Modérateur publié le 12 octobre 2026. Sylvain Peyronnet y évoquait la publicité, le shopping et une API de recherche parmi les composantes du modèle économique. Il précisait aussi que la première version du moteur grand public devait être construite sur cette API.

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